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LYON 15/11/03

Posté par chrisnathou le 16 mai 2010

LYON, Halle Tony Garnier 15/11/2003

Certains titres, en bleu sont écoutables en version « midi

« , en cliquant dessus…

Voici  mon compte-rendu de ce concert …

Here’s my report of the concert :

     « Nous arrivons à la Halle Tony Garnier de Lyon vers 15h30. Déjà près de 200 personnes attendent… C’est beaucoups mais pas étonnant, puisque nous sommes un Samedi… Nous nous sentons observés, jaugés : sommes nous des fans confirmés ou de simples curieux ayant apprecié le dernier album, « REALITY » ?

We arrive in Lyon, Halle Tony Garnier around 3:30 pm. some 200 persons are already waiting… It’s quite a lot of people, for this day is Saturday…

We immediately feel that we are observed by some old fans : are we true fans or just curious who see Bowie for the first time ?

Difficile travail, puisque tournée après tournée, le public de Bowie a sans cesse évolué au grès de ses aventures musicales …

Mais en y regardant bien, il y a, tout devant, un petit groupe d’ »anciens » que je connais de vue, et qui se distinguent par leur érudition en entourant de leurs ailes protectrices quelques néophytes.Clin doeil

On the first rows of the queue I recognize some fans I see at every french Bowie show. You can for sure distinguish them by their erudition in Bowie’s life, trying to teach the new fans the Bowie « religion »…!emoticone

Il y en a même qui ne sont pas spécialement venus pour voir Bowie, mais les Dandy Warhols, qui assurent la première partie !

Some came only to see The Dandy Warhols, the first part for the night !

      Il est étonnant de voir l’éventail de générations qu’attire un concert de Bowie, après 40 ans de carrière : Cela va du teenager au soixantenaire, mais ce sont tous des fondus de Rock.

      Signe des temps, le traditionnel « fan club » a disparu, au profit d’une multitude de sites internet consacré à l’artiste. Pour mon plus grand déplaisir, je ne possède pas de PC, et il est difficile sans ce moyen d’avoir désormais quelques news…

Sign of the times, now if you want to know more about some Bowie news , you »ve got to go on the net : the good old fan-club is no more !

I myself don’t have a PC (at that time), so the only way to know a little bit more about it is to ask the guys I’ve mentioned before !

La frustration augmente lorsque quelques uns distribuent quelques tracts vantant les mérites de ces sites !

Difficult to hide your frustration when some guys give you flyers to make you visit these sites !                 

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      Les portes s’ouvrent vers 17h30, et nous pénétrons par petits groupes, répartis en plusieurs files, dans l’enceinte de la Halle. Je remarque tout de suite une fouille très sommaire, qui m’arrange très bien puisque j’ai décidé fermement de prendre des photos ce soir !

The doors open about 5:30 pm. we entry the hall in small groups to several queues again. We’re being frisked but the security guys aren’t very meticulous… That’s great so I will be able to take some photos of the show !

Seuls les bouchons en plastique des bouteilles sont minutieusement otés, et paraissent à leurs yeux plus prejudiciables pour le concert que nos objectifs de caméras… En fait on nous explique que l’on redoute des jets d’objets vers la scène, et ces bouchons font partie des risques.

The only thing they absolutely don’t want to see in the hall are the plastic stoppers of bottles more than the cameras !

They fear someone could throw anything on stage, more than anything else…

C’est tout de même étrange, car à l’intérieur, des stands vendent à tour de bras des bouteilles de bière en verre !!!

I think it’s a bit strange, for you can buy each kind of bootle (beer, Coca-Cola etc…) you want inside the hall !!!

      L’entrée dans la salle proprement dite se fait par le fond : elle est immense !

As we entry from the back of the hall I’m always amazed as it’s really immense !

On se précipite, Nathalie (ma compagne) et moi, vers les premiers rangs, ne voyant que du coin de l’oeil les stands qui proposent toutes sortes de marchandises promotionelles : des t-shirts, des programmes, des posters …

My girlfriend and I run to the first rows, and we quickly give a glimpse at the stands selling all sorts of Bowie things : T-shirts, posters… I chose to buy a t-shirt from the tour for I find them great and that’s a kind of tradition for meScelle….

Je me contente du traditionnel t-shirt, habituel trophée de mes concerts.

      Déception… Les places sont déjà chères, devant, et nous nous contentons d’un 4° rang. Et comme par hasard, il y a devant nous une collection de géants, qui sont un calvaire pour Nathalie surtout !

There’s already a lot of people aside the stage, but we manage to find a place amidst the 4th row at the right of the stage. Big deception, a small collection of giants stands just before us making espacially my girl friend difficult to have a good view (There are always giants before you, that’s the rule !)Rire

On nous recommande de nous asseoir… De toute façon l’attente promet encore d’être longue, environ 2 heures…

We are asked to sit down… We know we have to wait for 2 more hours, so we oblige…

       Vers 19h, tout le monde se lève et se précipite vers l’avant, sans que l’on sache pourquoi. Nous gagnons ainsi deux rangs, mais il y a encore quelques « Gullivers » qui donneront bien du mal à certains pour distinguer quoi que ce soit.

Around 7:00 pm, everyone stand up and rush to the stage without knowing why, we ‘ve got to follow them or we’ll be stomped under hundreds of feet !

We suuceed in being closer from the stage two but again some « Gullivers » will give hard times for some people wo wish to have a good view of the show.

      20h tapantes, les cris réclament le début du concert, et c’est pratiquement à l’heure que les Dandy Warhols entrent sur une scène raccourcie en profondeur par un grand rideau blanc. Leur set va durer 45 minutes, ce qui est un peu court, mais le public lyonnais va leur faire un triomphe !

8:00pm : the audience wants the show to begin and yells it ! The Dandy Warhols enter the stage cut in its depth by a large white sheet. Their set will last 45 mn which is a bit short for the lyon audience will ask for more !!!

Leur répertoire altrerne des morceaux lents, quasi cosmiques, parfois magiques, et d’autres plus vigoureux. Il y a dans ce groupe un trompettiste qui va nous estomaquer par sa prestation. Sur le drap blanc sont projetés des formes colorées, aux couleurs vives à l’ambiance psychédélique.

They play quiet songs with an almost cosmic feel, synth-rock tracks mainly from their last album, and more hard-edged guitar oriented songs. There’s also a guy in this group who plays some trumpet and who does a great solo during a long instrumental.

I never succeded in knowing with certainty its title but recently discovered what it could be, maybe a live version of ’Pete International Airport’.

Une chose est sûre, ils vont préparer le terrain idéalement pour le moment que nous attendons tous.

We sure know this will be a perfect first part before Bowie…

       21h10, les morceaux servant de prélude au concert inondent la salle : je reconnais parmi eux « Queen Of All The Tarts (Overture) », un titre bonus de l’album « REALITY », au contenu plutôt obscur et étrange…

L’équipe de Bowie a ôté le rideau qui cachait le fond de la scène. On devine, tout au fond et surélevé, un ecran vidéo géant, faisant toute la largeur de la scène. Dans chaque angle pendent du plafond d’étranges bouquets de branchages (!), sûrement pour donner l’ impression d’une lisière de forêt (?)…

9:10pm : Some songs are played before in prelude for the show.’Queen Of All The Tarts (Overture)’ is one of them, a bonus track for the limited edition’s ’Reality’ album. This is rather a strange song I dare say… 

Now the large white sheet screen has been taken off and the whole stage shows a huge screen at the back of the stage 

Au dessus des premiers rangs du public, 3 écrans joints et orientés dans 3 directions diffusent pour l’instant les images d’un défilé de mode (?).

Just above the audience three screens suspended just above the audience show a fashion parade (?).

 Puis le show commence avec un morceau d’introduction, partie enregistrée mais interpretée par le groupe de Bowie. Il s’agirait d’une version à l’ harmonica de ‘Heroes’ d’après ce que j’ai lu quelquepart. cela ne se reconnait pas tout de suite d’ailleurs ! .

Les membres du groupe y apparaissent en animation sur l’écran géant du fond, puis en partie filmée, alors que les vrais membres du groupe entrent sur scène d’une passerelle située sous l’écran.

Then the intro itself, with what appears to be a harmonica version of ‘Heroes’ from what I read somewhere, and which is not recognizable at once by far ! The band appears on the screen with David playing harmlonica but as a cartoon first !

The projection on the screen goes on as the first members of the real band enter the stage from the left side.

A peine le dernier est-il arrivé que démarre l’introduction de RebelRebel. Puis c’est Bowie qui entre en scène encore dans la pénombre, puis éclairé par derrière, ne faisant ressortir que sa silhouette. Les lumières et la foule explosent sur le premier refrain : l’ambiance est très très chaude !

Le public hurle son approbation et acompagne en frappant des mains sur la fin du titre : »Let’s stay out tonight »…                              

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Surpris par l’accueil très chaleureux qu’on lui réserve, Bowie s’exclame « Merci ! Bonsoir Lyon ! » et essaie d’expliquer à la foule , en français, que justement, son français… n’est pas très bon !

       Suivent « New Killer Star » et « Reality », issus du dernier album qui rivalisent d’energie : pour le premier, il s’accompagne d’une guitare.

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« Fame » est joué dans une nouvelle version, et c’est Earl Slick, guitariste qui joue le riff du morceau, 28 ans après l’avoir lui-même interpreté dans l’album « Young Americans ». Deux titres de « HEATHEN » (2002) suivent : « Cactus » et « Afraid ».                      

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Pour ChinaGirl peu de surprises, si ce n’est l’écran qui se transforme en immense panneau rouge, puis en bleu, à la fin, couleurs très symboliques…

La première perle de la soirée, c’est « The Loneliest Guy » (2003) où Mike Garson (un ancien des tournées 1973-1974), le pianiste, égrène ses plus belles notes dans son style si particulier. Bowie se montre également très à la hauteur de ce morceau très difficile à interpreter, surtout qu’il sort à peine d’une pharyngite (il a dû raccourcir son show de Nice, le 11, et supprimer celui de Marseille…).

A la fin du morceau, il s’éloigne doucement vers le fond de la scène, en direction de l’écran qui projete une forêt en mouvement, toute en jeux de lumières avec les rayons du Soleil : cela donne l’illusion qu’il s’y enfonce lentement …                         

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Vient ensuite TheManWhoSoldTheWorld, qui est joué dans sa version fidèle à l’original (1970), contrairement aux années précédentes où il avait ré-arrangé le morceau.

 Suit la tempête, « Hallo Spaceboy » (1995), où Bowie grimpe sur une passerelle qui l’amène à dominer le public pratiquement au-dessus des premiers rangs. Là, il s’amuse en postures et en effets vocaux, en agitant le micro rapidement devant sa bouche !                       

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Alternance d’energie et de calme, voici « Sunday », magnifique morceau, mais… Problème… David n’est pas en phase avec son second guitariste Gerry Leonard, et chacun rame pour rattraper l’autre… De plus, il se remet à improviser des effets vocaux avec son micro, qui détruisent la magie de cette superbe chanson !

Bowie annonce enfin UnderPressure : il l’interprète encore ici de façon très fidèle à l’original, et comme toujours c’est Gail Ann Dorsey (vocaux et guitare basse) qui s’y colle pour prendre les parties de Freddie Mercury.

Les deux perles du repertoire Bowie arrivent, comme dans un rêve, l’une à la suite de l’autre :  LifeOnMars? et AshesToAshes : ces deux titres représentent un effort vocal considérable, et David les assure de bout en bout. Sur « Life On Mars ? » (1971), l’écran projete en gros plan les mains de Mike garson sur son clavier, entrecoupés de gros plans sur Bowie, avec des effets en noir et blanc…              

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Vient le temps des surprises, avec d’abord « The Motel » (1995), très très fidèle à la version de l’album « OUTSIDE ». Bowie alterne vocalement avec une facilité deconcertante les graves et les aigus, alors que l’écran fait défiler, dans un premier temps des images de rues et de motels perdus dans le désert americain. Puis viennent ensuite des images de lave en fusion pour la fin du morceau.              

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 LovingTheAlien est totalement retravaillé, avec ici une version plus calme que l’original, avec seulement la guitare de Gerry Leonard, excellent musicien, pour accompagner Bowie.

On revient au dernier album, que l’on commençait un peu à oublier, avec « Never Get Old », popularisée avec la pub « Vittel », pour ceux qui s’en souviennent… Un morceau typiquement « Bowien » (avec la traduction : « Ne Jamais Vieillir »)…                          

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Dans la même veine, mais avec un titre bien plus ancien (1971), voici un autre hymne de Bowie qui a guidé sa philosophie à travers sa carrière, Changes . Dans cette version assez fidèle à l’original, je trouve au regard des autres interpretations de la soirée, qu’elle prend un petit coup de vieux, et peut être aurait elle gagné à être retravaillée différemment.

« I’m Afraid Of Americans » (1997), littéralement « J’ai Peur Des Américains », est le seul représentant de l’album « EARTHLING ». Il chante la version qu’il a remixé en 1997 avec Nine Inch Nails, et c’est un pur morceau d’energie !

Des milliers de doigts et de poings se lèvent pendant le morceau, ce qui fait sourire Gerry Leonard, car le titre est à ce moment là particulièrement d’actualité avec l’intervention Américaine en Irak, et le refus de la France à participer à la coalition.

C’est Heroes qui clot, assez logiquement, le concert avant les rappels. Bowie la joue en version 2002, c’est à dire en commençant d’abord avec la guitare basse, puis explosant ensuite au second couplet. David, semble-t-il souffre assez, vocalement, dans les parties aigues du morceau, mais celui-ci est toujours vecteur d’une grande émotion pour ses fans, et sûrement pour Bowie lui-même, qui l’interprete de façon systematique depuis des années.

Photo : « Five Years » à Lyon                  

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Encore une surprise pour les rappels, Bowie nous arrose de trois perles de son repertoire, de l’époque « Ziggy Stardust » (1972-1973) : FiveYears , très émouvant avec David à la guitare accoustique, SuffragetteCity, tout en energie sauvage, qui réduit la foule en miettes, et enfin, ZiggyStardust, qui disperse ce qui reste de nous pour l’adieu final au concert.Bowie et le groupe se prennent la main, saluent leur public de plusieurs révérences, vers la gauche, la droite, puis vers le centre de la scène, puis tout le monde disparait dans les coulisses, pour de bon, cette fois !

   

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Cliquer ici pour un autre compte rendu du concert : LyonCompteRendu2

Christian R. – 2007

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NÎMES 14/7/02

Posté par chrisnathou le 16 mai 2010

DAVID BOWIE – ARENES DE NÎMES

14 JUILLET 2002

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  « Arrivés à notre rendez-vous, à 11h00, devant les Arènes de Nîmes, ce Dimanche 14 Juillet 2002, pour le concert tant attendu de la tournée « Heathen », nous constatons qu’une trentaine de personnes environ sont déjà sur place : quelques italiens fanatiques (emportant avec eux revues et t-shirts bowiesques), des fans français, bien sûr, puis des « nouveaux arrivés », accrocs de la dernière minute très enthousiastes, et ayant une grande soif d’en apprendre plus sur notre star…

Arrival in front of ‘Les Arènes’ around 11:00am this Sunday April 14th, 2002 for this long awaited show from the ‘Heathen Tour’. Some 30 persons already stands there : some Italian fans wear Bowie t-shirts and hold revues talking about our star, and French fans of course we see again and again at every Bowie show year after year ! 

Some new believers too… Some only know Bowie with the last album or the 90′s Cd issues… Anyway they ‘re all very enthusiastic too and are eager to know more about him.

     A 13h30, nous rejoignons les deux files d’attente de part et d’autre de la grille d’entrée qui donne accès à la fosse. Les Arènes nous dominent, belles, impressionnantes, et l’ambiance promet d’être excellente…

At 1:30pm we join the two queues. Above us ‘Les Arènes’ look very beautiful and impressive. Everyone is in excellent mood so the night should be great ! 

     Le temps n’est pas très chaud pour la saison, et le ciel pour l’instant gris est plutôt inquiétant pour la suite des évenements. L’attente va être longue et on parle beaucoup (de quoi, à votre avis ?)… »

But the weather isn’t very hot for the season.Some clouds  start to fill the sky together with gusts of wind.That starts to worry us a bit concerning the conditions of the show tonight. Everyone takes patience nowfor it’s still quite a long time before the gates open… So everyone talks… About who ?

     Le show de l’Olympia du 1er juillet est sur beaucoups de lèvres : si les critiques de journaux sont unanimes, ici on entend fuser quelques petites critiques. Oui, c’était bien, mais … Le show n’était pas assez long : 1h40. Pourtant la plupart des concerts de Bowie, toutes tournées confondues, ont toujours fait cette durée, à quelques rares exceptions près (Certains concerts de 1997 ont fait près de 2h35 !).

Some talk about the Olympia show (1/7). Although the papers claimed it to be a great show, some criticizes can be heard there here and then. « OK, that was great, but… The show was short (1h40). Still, thru the years and the tours, a common Bowie show has seldom lasted more than 120mn ( though in 1987 a few times 140-150mn !). 

Bowie avait également choisi « Stay » pour introduire son show : certains préféraient des titres comme « Heathen » ou « Sunday », du dernier album …

In Paris David had chosen ‘Stay’ to open the show but some would have prefered ‘Sunday’ or ‘Heathen’, from the last album.

Beaucoups de malchanceux cherchent encore un billet désespérément, et certains parviennent à en obtenir un… à un prix prohibitif, bien sûr !

But for the moment somme unlucky guys still try to find a ticket for the night. Some will succeed to find one but the price was far from being reasonable !

     16h30 : c’est soudain la ruée sur la file de droite, chacun se levant comme un seul homme et se précipitant vers l’avant ! Pourtant il n’y a aucune raison évidente à cela, et tout le monde devra rester cette fois debout pendant encore 1h30.

4:30pm : Everybody stands and starts moving forward without any reason it seems ! Now everyone will wait for the rest of the time standing up for 1h30 !

De notre côté, nous restons tranquilles : chacun raconte ses scoops, ses coups de coeur, étale sa culture « Bowienne » …

My friends and I stay quiet and, again, everyone talks about what he likes/dislikes in Bowie’s carreer…

     17h45 : Nous nous dressons à notre tour en un éclair sans, non plus, de raison logique : à ce moment là, c’est chacun pour soi …

5:45pm : Finally we stand up at once too… Without any more reason it seems !!! Frow now on, everyone works for himself !

     18h00 : C’est l’ouverture des portes : tout se passe plutôt bien, et la fouille n’est pas trop poussée, permettant à certains de rentrer des appareils photos, ou quelque appareil enregistreur …

6:00pm : The gates open, all goes quite well and the security guys who rifle thru the bags doesn’t seem very motivated by their job ! Some will enter with cameras, others will record the entire show on tape…

(While we were still waiting, a guy came to us and asked if we were interested by his recording he would do of the night, and took our names !)

Les Arènes découvrent leurs entrailles : c’est immense, majestueux, émouvant de se retrouver dans un lieu si chargé d’Histoire !

Entering ‘Les Arènes’ made me think this was immense and so moving to be in that historic place for a Bowie show !

A gauche, un stand vend des t-shirts, des posters. A droite,une buvette de Coca et de bière (!). Au fond, la scène…

In the left there’s a stand where you can buy t-shirts and posters. To the right you can buy some Coca-Cola and some beer (!). And before us… The stage !

Surelevée, elle surprend par sa simplicité (je me souviens d’une immense « araignée de verre » au Stade Gerland de Lyon en Juin 87). Après avoir assuré ses places, chacun se détend, ou fait des « emplettes ».

The stage is standing above the audience and the scenery is quite simple, nothing to do with the enormous Spider which stroke me back in 1987 ! Everyone takes his place and relax. Some have a drink, others go buying Bowie stuff.

     19h30 : HAWKSLEY WORKMAN AND THE WOLVES entre en scène, ce dernier assurant la première partie. Le groupe est composé de 3 musiciens : le chanteur guitariste, vêtu d’une chemise rose fluo, lunettes roses, d’un t-shirt noir, un pantalon style survet’ blanc à motifs bleus. Il y a également un bassiste, et un synthé, souvent surnommé « Mr Lonely » (« Mr Solitaire »).

7:30pm : The three guys of HAWKSLEY WORKMAN AND THE WOLVES  enter the stage. They play the 1st part of the show tonight. The bass player is misnamed ‘Mr Lonely’ (Derrick Brady) by the talentuous singer (Ryan Corrigan).

Tout de suite le groupe se révèle surprenant : le chanteur, au charisme certain, alterne effets vocaux et effets de scène. Tout cela, plus sa façon d’évoluer sur scène, en rappelle parfois un autre …

What surprises us at once is that they’re really excellent and exciting on stage. Sometimes the singer makes us realize that his influences concerning his way to act on stage look like someone we know very very well…

Il ya une approche très théatrale et inventive, qui porte parfois à sourire ou même à rire ! Utilisant un long manche à balai surmonté d’une tête de poupée (!), Hawksley chante au travers d’un mégaphone ou utilise une bouteille de vin en guise d’instrument à percussions …

He looks very theatrical and sometimes really acts funny I dare say ! He sings holding a long stick which has a doll’s head (!) and sometimes uses a megaphone to sing or a bottle of wine as percussions… 

Pendant leur prestation, Gail Ann Dorsay, la bassiste de Bowie, se laisse entrevoir sur le côté gauche de la scène, prenant quelques photos et saluant le public par de grands sourires !

Suddenly the audience cheers loudly as Gail Ann Dorsay (Bowie’s bass player) takes some photographs at the left side of the stage. Smiling, she waves at us adding at the happy atmosphere which will never leave us all thru the evening.

Lorsqu’ils quittent la scène, vers 20h30, ils reçoivent un triomphe.

When they leave the stage at 8:30pm, everyome gives them a standing ovation.

     20h45 : le second groupe à assurer la première partie est N.E.R.D., un groupe de rap et de hip-hop, qui laissera le public très froid (malgré une prestation honnête).

8:45pm : Now the second group to enter the stage is N.E.R.D., a rap and hip-hop band who’ll never succeed in warming the crowd (though they were quite good). 

Se faisant huer et siffler, N.E.R.D. ne parviendra pas à enthousiasmer vraiment que pour … le dernier morceau !

The crowd boo at them, clearly showing their disapproval. It becomes clear now that everyone wants to hear Bowie now. Only the last song will bring some kind of enthusiasm, leaving the singer quite furious to have been treated like that !

Ils sont toujours sur scène quand une magnifique « hola » se met à faire le tour des Arènes, la foule hurlant d’une même voix « BOWIE ! BOWIE ! … » … Dur ! …

It gets harder and harder for them as they proceed for now the crowd starts doing an enormous and beautiful hola upstairs and yells as one « BOWIE ! BOWIE !… ».

     22h15 : Philippe Auliac (qui a de nombreuses fois photographié Bowie au long de sa carrière) nous annonce que le concert devrait durer deux heures, ayant vu le timing en début d’après-midi. Le concert démarre à l’heure prévue, c’est à dire 22h15, alors que la nuit a pratiquement fini de tomber.

10:15pm : A very well known photograph among Bowie fans who’s already captured Bowie on stage several times, Philippe Auliac, tells us the show should last two hours (he had a look at the show timing sooner in the afternoon. The lights dim exactly on time at 10:15pm as the night is almost there now. 

 Gerry Leonard (l’un des deux guitaristes), entre seul sur scène et égrène les premiers accords de « Sunday ». Puis, comme une vision irréelle, Bowie apparaît au milieu de la scène, silhouette furtive. Délicatement, il effleure le micro de sa main droite, et sa voix emplit doucement chaque recoin des arènes, sous les hurlements de la foule. 

Gerry Leonard (one of the two guitar players) enters alone the stage playing the first chords of ‘Sunday’, drawing loud cheers from the crowd. Then Bowie appears like in a dream, slowly as the audience is absolutely out of their mind now ! He delicately holds the microphone with his right hand, then his  voice starts to fill every small part of the arena.

                  NÎMES 14/7/02       

                  Photo : Moi

Très élégant, il porte un costume à la veste beige, une chainette à la pochette gauche, un pantalon noir, et ses cheveux flottent au vent (le Mistral est assez fort, mais nettoie le ciel de ses nuages …).

He’s very smart in his beige jacket and black trousers, a small chain hanging from his left pocket and an electric blue tie. A strong wind blows thru his hairs (the well-know so-called ’Mistral’ also cleans up the sky from the numerous clouds just above us, leaching the high parts of ‘Les Arènes’…).

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           Photos : Philippe Auliac

En avançant dans le morceau, les autres membres du groupe s’installent à leur poste.

As the song proceeds, the rest of the group enters the stage.

Le groupe est composé de :

 - Earl Slick : Guitare

 - Mike Garson :  Piano,Claviers

 - Sterling Campbell : Batterie

 - Mark Plati : Guitare

 - Gail Ann Dorsay : Basse

 - Gerry Leonard : Guitare

 - Catherine Russell : Synthés

Bowie est en pleine forme ; il salue chaudement le public nîmois et annonce une série de surprises pour la soirée. Pour le plus grand plaisir de tous, il enchaîne sur ses plus belles perles : « Life on Mars ? », que Mike Garson commence seul au piano, et qui se poursuit avec le reste du groupe, pour finir en apothéose.

Bowie is clearly in high spirits.

He warmly greets the audience from Nîmes and announces some surprises for the night. He then follows with two of his best ever songs, the magicals ’Life on Mars?’ and ‘Ashes to Ashes’.'Life on Mars?’ shows Mike Garson beginning the song alone on piano. Then, again, the band joins in and the song finally reaches an unforgettable peak and finally ends leaving the crowd breathless…  

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                 Photos : Moi

Vient ensuite « Ashes To Ashes », excellent, chanté sur un ton plus bas que l’original, mais permettant à Bowie de monter les aigus comme à la plus belle époque (Lors des tournées précédentes, il s’obstinait sur le ton original, mais la voix ayant évolué, les aigus étaient repris par les choristes !).

‘Ashes to Ashes’ is really excellent with that strange cowboy  intro ! Now David can reach the higher notes of it, singing the song lower than on the original version. God, that sounds great, definitely better than the 1983 version !

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                 Photo : Philippe Auliac

Assommée d’entrée, la foule est déjà en apesanteur. David poursuit avec « Cactus » écrit à l’origine par Frank Black, des Pixies. Il montre d’ores et déjà autant d’aisance dans les nouveaux morceaux que dans les anciens. Ces derniers sont souvent réarrangés au gré des tournées, et cela permet de les redécouvrir à chaque fois sous un nouveau jour …

The audience is already out out their minds and tries to calm down with a new song, ‘Cactus’ originally written by Frank Black from The Pixies. He’s showing very at ease with the new songs as much as on the older ones. It’s always with pleasure we listen to the ‘old’ songs in their new versions, giving them finally a new feel…

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        Photo : Moi

     Bowie a désormais tombé sa veste, découvrant un look très 1976, tel qu’il était vêtu pendant le « Station to Station Tour » avec chemise blanche et gilet noir ; il porte également un cravate dénouée bleu électrique

David has now thrown his jacket to a side of the stage and now strangely looks as a ‘Thin White Duke’ reborn (apart for the tie) ! 

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           Photo : Philippe Auliac

Suit ensuite « Slip Away », annoncé comme l’un de ses morceaux préférés de l’album. La première réelle surprise de la soirée est « Starman », à l’intro retravaillée (que je ne reconnais pas de prime abord, sic !). Oubliée des sets depuis 1990, cette version est époustouflante !

A l’inverse, « China Girl » est sans surprise, et peut décevoir par sa présence systématique dans chaque tournée. 

Then ‘Slip Away’ David announces as one of his prefered from ‘Heathen’. The first real surprise of the night is ’Starman’ with its reworked intro. David hasn’t played it since 1990 for the Sound+Vision Tour and that version is simply fantastic !  

But the following song ‘China Girl’ isn’t a surprise at all as it’s played exactly as the 1999 Tour version. Besides it has already been played again and again at every tour since 1983. I think another song from ‘Let’s Dance ‘ would have deserved to be played on tour such as ‘Ricochet’ for example… But hits are hits and David maybe thought he had to add it again in the setlist. 

         

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     Photo : Moi

Viennent trois morceaux de  »Heathen » : « I Would Be Your Slave », « I’ve Been Waiting For You » (où Bowie mime un jeu de guitare), et « Afraid » qui fait monter l’intensité. 

Bowie then sings three songs from ‘Heathen’, ‘I Would be Your Slave’, ‘I’ve Been Waiting For You’ (he mimes a guitar player on it…)and ‘Afraid’ which brings again some energy back.

          

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    Photo : Moi

Le groupe est impressionnant. Gail Ann Dorsey, en combinaison marron rayée et un tricorne sur la tête (!) fait des merveilles et la complicité qu’elle partage avec Bowie est évidente à chaque instant du concert.

This band is really impressive. Gail Ann Dorsay does a great job as always and her complicity with Bowie is evident all thru the show.

L’hymne « Bowien » par excellence, « Changes » ! Dès l’intro, une clameur s’élève arrachant un petit sourire à Bowie sûr de son effet. Le titre se termine au synthé, doucement, mais les hurlements sont tels qu’il en est visiblement impressionné (cela lui arrivera souvent, applaudissant à son tour la ferveur de la foule).

‘Changes’ can surely be considered as the Bowie hymn so as the intro begins David must laugh as he can hear the loud audience cheers. The song ends slowly with Mike Garson playing the outtro at the synthesizers but Bowie is so impressed by the yellings of the crowd that he stars to applaude thanking everyone in return.

Seconde surprise de la soirée, « Be My Wife » (qui n’a pas été interpreté depuis 1990, pour le « Sound And Vision Tour »…). La batterie et la basse éxplosent et font tressaillir toute la structure pourtant millénaire des Arènes : la foule est « scotchée », c’est le mot…  

Second surprise of the night, ‘Be My Wife’ where the drums and bass guitar play a major role.  

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      Photo : Moi

Comme d’habitude, David a parfois du mal à bien se souvenir des dates. Eemple, pour « Stay », est-ce un titre de 1975 ou 1976 ?

During ‘Stay’, David shows he’s still not the king for dates as he doesn’t know if this song is maybe from 1975 or 1976…

He finally simply replies « never mind » !

Earl Slick is really at ease with this song as youn can imagine, having played in the original version its famous intro and solos.

« Never mind », répond-t-il finalement (« peu importe ») ! Earl Slick se sent comme un poisson dans l’eau, puisqu’il jouait sur ce titre dans la version originale (en 1975, donc, bien que l’album soit sorti, lui, en 1976…           

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             Photo : Moi

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le titre introduit ensuite par « Is it any wonder » ne peut être que « Fame » : Earl Slick, toujours en terrain connu se régale… A l’instant précis où Bowie clos le titre en criant « What’s your name ? », des milliers de doigts se pointent vers lui.

‘Is it any wonder ?’ announces ‘Fame’, of course, and Earl Slick shows again his talents visibly enjoying himself a lot. As the song is about to end Bowie shouts ‘What’s your name ?’ and immediately points his finger to the crowd. In return everyone points his finger too in his direction.   

Autre morceau tiré de « Low », « Breaking Glass »: très apprécié, cette version est un peu rallongée, la version originale ne faisant que… 1’42 !

‘Breaking Glass’ is a great song from ‘Low’ but in its original version it only lasts 1’42. So David modified it, repeating twice the verses to finally have this longer version.

Chacun reconnaît l’introduction de « I’m Afraid of Americans », dans sa version remixée par Nine Inch Nails : un monstre en puissance ! Bowie y improvise une séquence de mime : il fait mine de s’ouvrir une plaie imaginaire sur la poitrine, d’en sortir son coeur battant pour ensuite le jeter dans la foule !

Everyone recognizes the ‘I’m Afraid Of Americans’ intro. It’s played here once again in its Nine Inch Nails version : a powerful one I must say ! He’s doing some mime in it, as if he wanted to extract his heart to throw it to the crowd !

On reprend un peu son souffle avec « 5:15, The Angels Have Gone » : le calme précède généralement la tempête, celle déclenchée par « Heroes ». Commençant par la basse de Gail Ann Dorsay, la guitare d’ Earl Slick la rejoint sur le second couplet. Tout le monde est debout sur les gradins pour frapper des mains à l’invitation de Bowie, visiblement toujours très touché par ce titre toujours d’actualité et qui n’a pas pris une ride. Celui-ci se termine dans la folie générale.

We can breathe once again with ’5:15, The Angels Have Gone’ but after calm comes the storm with ‘Heroes’.

The song starts slowly with drums and bass first. Then the band joins in : very good ! Now everyone stand up to clap in their hands and Bowie happily encourages them to do so of course : he’s visibly moved by the song and the warmth of the audience, and the song logically ends in absolute craziness !

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             Photos : Moi

Suit « Heathen », choix judicieux pour terminer le concert, alors que Bowie quitte doucement la scène avec Gail Ann Dorsay sur les derniers accords du titre. De « Sunday » à « Heathen », la première boucle de ce show extraordinaire est bouclée.

‘Heathen’ is the ideal kind of song that makes you immediately understand it’s the last song before the ‘Encores’!

 The way Bowie leaves the stage, turning his back to the audience as the lights dim certainly add to that feeling…

Les 12 000 personnes présentent hurlent à tout rompre : sur les gradins tout le monde frappe des pieds en rythme, sollicitant le retour sur scène de Bowie.

As the song ends 12.000 persons shout at he same time and stomp their feet on the floor : THEY WANT BOWIE AGAIN !!!

Au même instant, un magnifique feu d’artifice est tiré à l’extérieur des arènes (certains au sommet verront tout), faisant ressortir leur architecture en  ombres chinoises… Magnifique spectacle !

We are July 14, and everyone may know that in France it’s a special day (it commemorates the French Revolution http://en.wikipedia.org/wiki/Bastille_Day) that always ends with fireworks !

That’s the third surprise of the night of course, with some beautiful coloured lights thru ‘Les Arènes’s windows, splendid !

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            Photo : ?

 A l’instant même où celui-ci se termine, le groupe puis Bowie réapparaissent. Ce dernier, impressionné par le spectacle des feux (« What a beautiful night ! »), en a profité pour se changer : il a troqué son look pseudo 76 contre une tenue pseudo « Christiane F., 13 ans, droguée, prostituée », avec un T-shirt noir et un blouson rouge vif.

Then Bowie and the band are back on stage. David, impressed by the fireworks in this beautiful place claims « What a beautiful night ! ». Indeed ! Now he wears a red jacket very reminiscent of ‘Christiane F.’ the movie in which he shortly appeared in 1981…

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            Photo : ?

A la surprise générale, il enchaîne sur… « A New Career in a New Town » ! Sur cet instrumental, dont la version originale vient de l’album « Low », il joue de l’harmonica (après avoir déjà ressorti plus tôt le stylophone de « Space Oddity » sur « 5:15,The Angels Have Gone »).

Surprisingly enough he goes on playing ‘A New Career In A New Town’, that great instrumental piece from the album ‘Low’ in which he plays some harmonica. The rendition is really great, one of my most favorite of that night I must say.

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     Photo : ?

Le résultat est sidérant, incroyable : on se rend compte que le titre n’a pas pris une ride !

En second rappel, David annonce « Everyone Says Hi » mais le groupe enchaîne, lui, sur « Fashion » !!!

Then David announces ‘Everyone Says Hi’ but the band goes on with… ‘Fashion’ !!!   

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                Photos : ?

Tout le monde frappe des mains en reconnaissant le morceau et certains se mettent même à danser. Vient ensuite « Everyone Says Hi » pour de bon, qui semble mécontenter certaines personnes devant moi. D’ailleurs, plusieurs réactions de la part d’éléments isolés auront de quoi laisser perplexe sur la raison de leur présence ici…

Everyone claps hands recognizing the song and some even start dancing there and then… Then it’s really time for… ‘Everyone Says Hi’ !

That song some visibly find quite boring is one of my favorites from the last album… Well, a real great song I love Bowie singing (it has that ‘Hunky Dory’ feel i think…). Some even find the whole show boring but that’s another story i don’t wish to tell here !

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Photo : Moi

Troisième rappel, « Hallo Spaceboy » fait monter l’adrénaline : seul rescapé de l’album « Outside » dans la set-list, Sterling Campbell y déclenche les habituelles secousses sismiques de sa batterie mais la guitare de Reeves Gabrels manque ici terriblement, malgré les efforts d’Earl Slick !

The third encore is ‘Hallo Spaceboy’, a deceiving version I immediately think, for who can do Reeves Gabrels’s job in this song ? Though Earl Slick does his best to keep the original version’s feeling his guitar sounds really too smooth here…

Il est étrange de constater combien les trois derniers albums ont été délaissés dans la set-list, avec quand même la palme de l’oubli pour « Hours », dont aucun titre n’est joué…

Strangely enough, Bowie almost forgot the three albums from the Reeves Gabrels era in the setlist : he didn’t play a single song from ‘Hours’ for example ! 

Quatrième rappel déjà : un titre commence doucement, dans une version similaire de celle jouée circa 2000, très vite reconnu, dès les premières paroles : « Let’s Dance » n’explose vraiment qu’après le premier couplet, la guitare faisant écho à travers les arènes. Splendide… !

We’ve got a fourth encore !!! Then comes ‘Let’s Dance’ with its 2000 version : the song starts slowly with beautiful chords of accoustic guitar, then explodes just as a ’girl trembles like a flower’ if you see what I mean… The song echoes thru the ‘Arènes’ making it a splendid moment !

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          Photo : Moi, Seconde Photo : ?

Pour la vrai fin du show, il fallait un morceau d’entologie, « Ziggy Stardust ». Bowie ne s’accompagne pas cette fois d’une guitare mais empoigne le micro avec passion. Excellent choix que de terminer deux heures de magie par une pluie de poussière d’étoiles…

The last encore, the end of the concert is ‘Ziggy Stardust’. bowie doesn’t play guitar for this song but sings with real passion the story of that spaceman who once played it… An excellent choice to end the show after two hours (Philippe was right) in a stardust rain…

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            Photo : Christian 2002

Les Arènes après le concert… : After the show :

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 Photo : Moi/Me

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«  A memorable night » says it all !

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                                                                                                                 Christian 2002 

                                                                       

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LYON 29/7/97

Posté par chrisnathou le 16 mai 2010

DAVID BOWIE

LYON, THEATRE ROMAIN DE FOURVIERE

29/7/1997

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Arrivée à Lyon à 12h00

15h15 : Nous arrivons au Théâtre Antique : les Grenoblois sont là ! Nous y entrons par le haut, encore ouvert au public à cette heure-ci. La scène est déjà montée, et le staff s’affaire aux derniers préparatifs.

3:15pm : Here’s the Theatre Antique, a beautiful Roman place and such a marvellous one for a Bowie concert…

It’s still open at this time and you can visitate it while all the staff prepare s the stage for tonight’s show !             

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 Le magnifique Théâtre Romain de Lyon, Fourvières …

15h30 : Début de la file d’attente … Environ 50 personnes sont déjà là, à se griller au Soleil. Seules deux minuscules affichent montrent que David Bowie sera bien là ce soir…

3:30pm : We start waiting as 50 persons are already there, slowly toasting under the hot SunClin doeil. Only two small posters tell there will really be David Bowie live tonight…

18h00 : La file s’est maintenant bien allongée. Les fans sont venus de toute la France, et même d’ailleurs (nous avons rencontré des anglaises, une suisse, de Genève, des belges, de Bruxelles, des hollandais, d’Amsterdam…).

6:00pm : A lot of people now have gathered. Some fans are from everywhere in France, some come from Switzerland (Geneva), some Belgians (Brussels, some friends !), some from Holland (Amsterdam)…

19h00 : Ouverture des portes, après qu’un signal venu d’on ne sait où ait poussé les fans à se lever brutalement et à se précipiter vers les barrières. C’est désormais quasiment un combat sans merci pour gagner de précieuses places…!

7:00pm : Everyone stands up at once and rushes forward without any logical reason, as always… Then the gates open, and it’s a real fight to try to gain some more strategic places !

               Au deuxième filtrage, la fouille est effectuée, sans vraiment de conviction, puis c’est la ruée « marathon » vers les marches du théâtre, qu’il faudra encore descendre pour se diriger vers le pied de la scène ! Nous parvenons à nous fixer au deuxième rang juste au pied de la scène, à deux mètres du micro…

Our bags are searched without too much conviction and then it’s an exhausting run thru the stairs to try to reach hte stage and have the better places we can. We succeed in being just at the foot of the stage, at the second row just two meters right from the microphone…

                Ce sont près de 4.500 personnes qui vont l’emplir à guichet fermé…

4.500 persons will fill slowly the theatre…

19h20 : Une personne du staff vient scotcher des feuilles de papier au pied du micro devant lequel chantera Bowie. Je remarque que ce sont les paroles du premier couplet de « Quicksand » !

7:20pm : A guy from the staff comes forward the stage and sellotapes a list at the foot of the microphone. I try to have a look at it comes to be the lyrics of the first verse of ‘Quicksand’!

20h00 : on nous annonce que le concert durera deux heures, et que la première partie sera assurée par DJ David. Vont suivre ensuite une succession de morceaux drum’n bass pour la plupart, à forte consonnance « prise de tête » pour beaucoup (dont je fais partie…)!

8:00pm : We’re told that the show will last two hours and that the first part will be led by DJ David. Then follow some drum’n bass music some in the audience won’t appreciate too much (this is my case).

               C’est en fait la première partie proprement dite, alors que nous pensions jusqu’alors que DJ David préparait son materiel !!! Alors que notre DJ s’éclate, tout seul, l’équipe achève les différents reglages d’instruments, de lumière etc…

In fact we learn we’re listening to the first part, and indeed the guy on stage must be DJ David ! As the staff prepares the stage, our DJ guy has fun, so alone amidst the fans who have come to see Bowie…

                L’espace d’un instant, le petit minois de Gail Ann Dorsay (bassiste de Bowie)apparait dans le coin gauche de la scène, habillée comme à la ville en petit pull à bandes vertes et noires. Elle essaie de se faire discrète, mais nous la repérons vite : nous lui faisons des signes, elle nous répond brièvement de son plus beau sourire, puis disparait illico !

Suddenly Gail Ann Dorsay appears at the left of the stage looking for a while at DJ David’s prestation and maybe the audience too. She tries to be discreet but now everyone waves to her. She gives in return her most beautiful smile then disappears pronto !

We ‘ll surely see you soon again…

On se reverra sûrement bientôt…

21h37 : La nuit a pratiquement fini de tomber, cédant face aux cris de la foule.

              Puis très simplement, Bowie entre en par la droite de la scène, une guitare accoustique en bandoulière, un sourire éclatant aux lèvres. Il enchaine immédiatement, seul, sur « Quicksand », pendant que le reste du groupe s’installe tranquillement derrière lui. C’est soudain l’explosion sonore lorsque le reste du groupe rejoint Bowie pour le refrain.

9:37pm : The night’s almost there and the cheers become more present as they want now Bowie more than anything else…

Then, amidst immense waves of cheers, in comes slowly David with its guitar, smiling and coming to the front of the stage, just beside us at our left…

He immediately plays the first bars of ‘Quicksand’, alone, while the rest of the band comes onstage as slowly on his back. All the band then joins up with an explosion of orange lights ! The version is splendidly sung, a perfect introduction for any Bowie fan…

Première remarque, le son est d’une perfection rare pour un « plein air », et les réactions du public, du fait de l’architecture en gradins et en demi-lune, résonne en masse, donnant au concert une ambiance idéale …

The sound is perfect for an open air concert and the situation of this half-moon theatre allows the sound of the audience to be massive as in a hall !

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              Dès la fin de ce titre d’anthologie, c’est d’ores et déjà le délire parmi la foule. Bowie ne s’attendait manifestement pas à un tel accueil et semble enthousiaste. Il remercie son public, en français, et enchaîne sur « The Man Who Sold The World », dans sa version modifiée de la précédente tournée.

The audience is hysterical as the song ends and Bowie loving that can’t help thanking enthusiastically the crowd in French !

Then ‘The Man Who Sold The World’ begins and this is the Bowie/Gabrels version as in the ’96 Tour. Many fine guitar works on this one and a great song…   

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              Il reprend sa guitare, égrène quelques notes, puis se met à chanter le couplet d’une chanson obscure, jusqu’à ce qu’un petit riff dissipe le moindre doute, celui de « Jean Genie ».

David takes his guitar again  and starts chiming out some notes, telling he was born on the Mississipi River ! Then a small recognizing riff says it all, ‘Jean Genie’ is on the way !                      

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      Par rapport au concert de Clermont un mois plus tôt,le show est beaucoups plus accessible et ajoute beaucoups plus de valeurs sûres au répertoire… Le public s’enflamme ainsi dès le début du show.

This show has many differences compared to the Clermont show for example, which was more experimental. Now the show is shorter and the setlist is more accessible for guys who are not specially acquainted with Bowie’s music.

Now the crowd is on fire as the first songs of the show, which was something more difficult to obtain with strange drum’n bass versions of ‘Low’ and ‘Heroes’ instrumentals in shows like the Clermont one…

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              La scène est toujours aussi dépouillée : un grand rideau blanc au fond, et trois ballons… qui semblent être de polystyrène à côté du batteur. Trois gros ballons en caoutchouc souple représentent des globes occulaires de différente couleur : bleu, marron et vert.

The scenery looks as simple as it was last year : a large white sheet at the back of the stage with three strange balloons beside the drum-kit. Three big globe-balloons lie on stage as three big eyes :  a blue, a maroon and a green one !

              Il y a en plus, derrière Gail Ann Dorsay, posée sur un instrument, une statuette où brûle de l’encens (!).

Just behind gail Ann Dorsay there’s a very small statue and some incense burning (!). 

              Après « Jean Genie », Bowie poursuit avec « Outside », puis « I’m Afraid Of Americans ».

                      After ‘Jean Genie’ the set followed with ‘Outside’, then ‘I’m Afraid Of Americans’ (the album version, not the NIN one which will come later…).

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 Pendant ce dernier, un drapeau américain est projeté sur le rideau derrière lui. Suivent « Battle For Britain », où des motifs colorés sont projetés sur un gros plan du visage de Bowie et « Fashion » où Bowie mime des gestes de couturier sur Gail ann Dorsay.

 A big American flag is screened on the white sheet during that song. Then comes ‘Battle For Britain’: some strange coloured designs on the screen around a big Bowie face in the left side (taken from the Sound+Vision Tour sessions !!!)for it.

  L’hystérie gagne parfois près de la scène lorsque David s’approche pour toucher du bout des doigts les fans.

Sometimes David comes forward and touches some fans with his fingers making flows of hysterical cries around ! 

  Puis vient « Seven Years In Tibet », sorte de fil conducteur du dernier album et de cette tournée. Largement inspiré du livre « Sept Ans D’Aventures Au Tibet » de Heinrich Harrer, Bowie renoue ainsi avec son ancienne passion du début des années 70, le bouddhisme, et la défense d’un Tibet libre… D’ailleurs l’écran du fond diffuse pendant ce titre un gros plan du Dalaï Lama qui se « décompose » sur un drapeau tibétain.

Then comes ‘Seven Yeras in Tibet’, one of the great songs from the last album, ‘Earthling’. inspired by the Heinrich Harrer’s book of the same name, Bowie revives his old passion for buddhism and his defence for a free Tibet. for theat occasion a picture of the Dalaï Lama is screened changing into the Tibetan flag.

              « Fame » et « Stay » sont incroyables dans leurs nouvelles versions. Pour « Looking For Satellites », Bowie mime les paroles d’introduction. Il y joue ensuite de son instrument fétiche, le saxophone…

 ‘Fame’ and ‘Stay’ are incredible in their new version, Reeves guitar is greater than great giving a new energy to these 20 year’s old songs. 

David plays then some saxophone for ‘Looking For Satellites’…

                         

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               Quelques claquements de doigts ne laissent aucun doute sur le morceau qui suit, « Under Pressure », que Bowie interprète en duo avec Gail Ann Dorsay. Certains ressentent un peu de lassitude à son écoute, car ce titre fait partie de la set liste depuis maintenant deux ans, mais il est vrai que celui-ci n’a pas son pareil pour remuer les foules. du coup, tout le monde en profite pour frapper des mains et claquer des doigts !

                Pendant « The Hearts Filthy Lesson », Bowie se saisit d’un pull leger bleu tendu par une fan (n’est-ce pas Sandrine ?). Il se le met autour du cou, en écharpe, puis s’approche de Gail Ann Dorsay pour également le lui mettre également en écharpe.

                Sandrine racontera après le concert qu’elle a bien failli ne pas le récupérer, car une personne du staff qui s’en était emparé faisait la sourde oreille et ne voulait pas le lui rendre… C’est finalement une personne de la sécurité qui s’en occupera !

                Enchainement avec « Scary Monsters »,  le morceau qui « tue » et qui remue les masses : devant, on frise même l’hystérie, et il faut jouer ferme des coudes pour ne pas se faire virer purement et simplement …

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Pas de répit avec « Hallo Spaceboy » où la guitare de Reeves Gabrels fume littéralement ! 

                           

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                Enfin, « Little Wonder », pendant lequel Bowie nous montre enfin ce qu’il veut faire de ses énormes globes occulaires en caoutchouc : au milieu du morceau, il s’en saisit et les lance dans la foule.Le titre ne sera pas terminé que les ballons n’éxisteront plus : lacérés, déchiquetés !!!

Chacun veut ramener sa part en souvenir, et ce sont de mini batailles qui s’engagent pour racler le moindre résidu des ballons (sic…) !

                Vient le temps des rappels, trois minutes de pur délire, où les 4.500 personnes réclament plus, de façon tellement insistante que Bowie revient, imitant l’espace d’un instant le cri de la foule. Le premier rappel est « Dead Man Walking », qui relance la « machine » de son énergie et de son refrain entêtant. « White Light White Heat », reprise du Velvet Underground, poursuit, sans surprise encore une fois puisque ce titre a fait partie de la set-liste de pratiquement toutes les tournées depuis l’époque « Ziggy ».

                 Les lumières se focalisent maintenant sur Gail Ann Dorsay qui interprète la reprise de Laurie Anderson, « O Superman »avec Bowie restant cette fois-ci dans la pénombre, et l’accompagnant dans les choeurs… C’est une chanson vraiment magnifique, bien supérieure dans cette version que l’originale à mon goût d’ailleurs !

                 Dernier rappel, « Look Back In Anger » termine le concert en apothéose, dans des éclairages bleus et avec une guitare de Reeves Gabrels toujours aussi energique et magique à la fois.

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 A peine Bowie a-t-il quitté la scène, sous un tonnerre d’applaudissements et après avoir salué une dernière fois le public lyonnais, que déjà les personnes du staff s’affairent à tout débrancher, indifférents àux clameurs qui continuent à emplir chaque recoin de ce magnifique théâtre antique.

                 Soudain ceux des gradins supérieurs gauche se mettent à s’agiter un peu plus en faisant de grands signes de la main vers Bowie et les membres du groupe, qu’ils voient quitter les lieux derrière la scène. 

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                 Et d’un coup, on se sent moins compressé et les lieux se vident peu à peu. Certains de nos Grenoblois vont essayer d’intercepter Bowie à l’hôtel, car ils croient savoir où il passera la nuit. Malheureusement ils arriveront trop tard car la star aura déjà regagné sa suite depuis peu. Ne resteront du concert, finalement, que ces souvenirs, nos photos (ratées !), et l’article un peu succin du « Progrès » le lendemain …

                          

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       Christian R.  1997

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TOULON 25/6/96

Posté par chrisnathou le 16 mai 2010

DAVID BOWIE – TOULON, ZENITH OMEGA

25 JUIN 1996

 

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N’ayant pas fait de compte-rendu immédiatement après le concert de Toulon, il semble difficile de se rappeler exactement tous les détails ncert de Bowie provoque déjà l’évènement dans la ville, car « Var-Matin » édite presque quotidiennement un article sur l’artiste, agrémenté de photos.

Several days before the show, Var-Matin the local newspaper talks almost daily about Bowie, even showing colour photos of his arrival on first page !

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Difficile donc de ne pas être au courant, même si je guette ce moment depuis le dernier concert de Lyon, au mois de Février…

So it’s difficult not to know David is going to play in Toulon, even if I wait for this moment til February…

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Articles du Var-Matin   « BOWIE IS BACK »

Le Zénith de Toulon est une magnifique salle à l’architecture exterieure moderne, et dont la qualité de l’accoustique est réputée comme étant excellente. Tout se présente donc pour le mieux.

The Zenith in Toulon is a beautiful hall, with a modern apparence outside. Its sound qualities are well-known and excellent. So everything is bound to be alright tonight…!

Nous arrivons dans les files d’attente où une cinquantaine de personnes environ patiente.Très vite, nous sympathisons avec quleques fans et, parmi eux, Stéphanie, qui est elle aussi grenobloise et qui est devenue depuis une de mes plus fidèles amis.

Some 50 persons already wait outside the hall. Talking with some guys around, we learn that some fans come from the same town as us, from Grenoble, France. Among them, Stephanie, who’ll become one of my best friend.

J’ai décidé fermement de ramener quelques photos de ce concert et, pour pallier à la fouille, ma mère (couturière de métier) m’a confectionné un double fond en cuir dans mon sac à dos. Les deux ouvertures sur le côté permettent de glisser l’appareil sans éveiller les soupçons…

I absolutely wanted to bring some photos from this concert, so I asked my mother (she’s a seamstress) to sew a false leather pocket that looks like the bottom of my rucksack. I hided my camera in it and it looked just as I wanted, as if the bag was absolutely empty …!!! 

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Photo : Christian

Tout marche comme sur des roulettes bien que l’agent de sécurité soit particulièrement soigneux dans sa fouille !

Everything is OK when security guy looks into the bag , even if he puts his hand really, really everywhere on it !!!

Lorsque nous entrons dans la salle, nous nous précipitons, comme d’habitude vers les premiers rangs. Puis, je me ravise, pensant que je serai plus à l’aise pour prendre mes photos des gradins, face à la scène, qui ne paraissent d’ailleurs pas si éloignés que cela.

Nous nous installons juste au-dessus de la table de mixage et regardons la salle se remplir peu à peu. Les gradins sont agencés en arc de cercle, à la manière des amphithéatres antiques.

We entry the hall, and we run as always to the front of the stage… But we change our mind at the last minute, thinking the tiers are not so far after all. So we choose a spot just behind the mixind desk table just at the center from the stage and look the hall filling slowly.

En parlant avec d’autres fans, j’apprends que le concert de Loreley, trois jours avant, a été filmé et diffusé sur une chaîne allemande. Certains l’ont déjà enregistré et négocient déjà sa diffusion. Nous avons donc quelque idée des titres qui seront peut-être joués ce soir.

Je ne me souviens pas que ce concert ait eu une première partie.

Talking with other fans, I learn that the Loreley show, three days before has been showed on a German Tv in its entirety. Some fans try to negociate a copy of the Vhs tape then and there, sometimes demanding for it quite an exagerated price !!!

We then have a certain idea of what tonight’s set is going to be.

Juste avant le concert, je me rends compte que la setlist est scotchée sur le pupitre de la table de mixage. Je me penche un peu pour y jeter un oeil, et constate, à ma surprise, que certains titres prévus sont inédits en version live, et que d’autres n’ont pas été interprétés depuis des années :  « Aladdin Sane » (73), « Baby Universal » (91, morceau du second album de Tin Machine), ou « Jump, They Say » (93). De plus, un titre obscur y apparait, « Telling Lies », avant première du futur album « Earthling » (1997)… Mais cela, bien sûr, nous ne le savons pas encore…

Just before the beginning of the concert, I realize that the setlist is sellotaped on the soundboard. I desperately try to have a look at it, and every second brings its surprise as I see that some incredible stuff will be played tonight.

Très vite, le début du concert marque sa différence avec le show de Lyon du mois de Février : le groupe a été drastiquement réduit et seuls Reeves Gabrels, Gail Ann Dorsey, Mike Garson et Zachary Alford restent pour cette seconde partie de tournée.

We notice very soon the difference between this and the February’s Lyon show : the group has been drastically shortened and only Reeves Gabrels, Gail Ann Dorsey, Mike Garson and Zachary Alford stay on stage for this second part of the tour.

Cela se fait sentir dans l’interprétation de certains titres qui, à mon avis, rendent moins bien et paraissent moins sophistiqués, gagnant par contre en agressivité.

You can hear then the differences in the interpretation of the numbers, less sophisticated and much more agressive and crude.

Bowie a les cheveux teintés en roux, coupés courts en brosse et porte une redingote du meilleur effet, grise aux reflets brillants, volontairement ponctuée d’accrocs faisant ressortir une doublure satinée noire. Il porte également une chemise à jabot bleue et un pantalon de cuir noir. Cet accoutrement rappelle étrangement une sorte de look à la Ziggy, en plus sophistiqué …!

Bowie has a red haircut that is much reminiscent of the Ziggy era I thought ! As well as the clothes he wears at the beginning of the show I dare say…!

Gail Ann Dorsay est vêtue de noir et porte un masque sur le visage, à la manière d’une dame de la cour allant à un bal, façon 18ème siècle …(!)  Mike Garson porte des vêtements et un Borsalino noirs alors que Reeves Gabrels est en veste bleue et pantalon noir.

Le concert débute avec « The Motel »: Bowie chante les premiers couplets accroupi, au fond à droite de la scène, invisible à la foule. Puis, se relevant enfin, il apparaît et s’avançe doucement dans la pénombre, en s’attardant sur une table et une chaise en bois, partie intégrante d’un décor plutôt sobre pour cette tournée (les grands panneaux au dessus de la scène ont disparu, ainsi que le gros mannequin harnaché et suspendu qui avait accompagné la première partie de tournée, cf : Lyon 11/2)

The show begins with « The Motel », with Bowie singing out of view on his knees somewhere behind the right side of the stage. Then he suddenly stands as the quiet part of the songs still proceeds, coming slowly forward to the front of the stage still in the dark…

He stops briefly beside a wood table and a chair, the only part of the scenery of the stage with other several manikins at the right of the stage or hanged at the top of it…

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                        Photos : Vidéo

Puis c’est l’explosion de son et de lumière pour le refrain et la conclusion du titre : Bowie salue le public toulonnais et le gratifie, en français, d’un « Bonsoir, merci beaucoup ».

Then this is an explosion of sound and lights for the conclusion of the song !

Bowie greets the Toulon crowd with a warm  »Bonsoir, Merci beaucoup »…

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Photo : Vidéo

Suit « Look Back In Anger » aux éclairages bleus : Bowie semble en pleine forme, souriant et bougeant comme un jeune premier. « Scary Monsters », avec ses éclairages verts, poursuit dans l’énergie avec un son de guitare vraiment étonnant et inventif de la part de Reeves Gabrels.

Then follows  »Look Back In Anger », with some blue lights : Bowie seems in high spirit, he often smiles and moves as if it was the first times of his career one may think !

« Scary Monsters » has some green lights filling the stage this time : that title is great on stage and full of energy with Reeves Gabrels playing the most excentric parts with his fabulous guitar (incredible surely he is).

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Photos : Vidéo

On souffle un moment avec « Strangers When We Meet », aux rayons de lumière verte qui balaient la salle.

« Strangers When We Meet » makes us breathe for a while : surely the most splendid song from the « Outside » album, with rays of green light fanning out in the hall…

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Photo : Me

Pour « The Hearts Filthy Lesson », c’est le rouge qui domine cette fois et Bowie mime quelques parties de piano sur un solo de Mike Garson, puis a un petit trou de mémoire passager dans les paroles qui suivent !

Red lights fioll the hall this time for « The Hearts Filthy Lesson » with Bowie miming as if he was playing himself the solo of Mike Garson’s piano right at the middle of the song…

He often has problems with some of the lyrics which he can’t always remember as he would like so !

La première surprise de la soirée, c’est « Aladdin Sane » qui n’avait pas été joué live depuis 1974 !!!

The first surprise of the night comes with « Aladdin Sane », which was for the last time played live during the « Diamond Dogs Tour » in 1974 !

Mike Garson retrouve ses marques mais est tout de même nettement moins inspiré que dans la version originale du titre où, il est vrai, il s’était surpassé …

I immediately think Mike Garson is much less inventive now than he was back then in his long solo of the song…  I remember I then couldn’t hide my deception hoping he would do it quite the same way…

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Photo : Me

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Photos : Vidéo

Bowie y partage les vocaux avec Gail Ann Dorsay (Basse) qui a, entretemps, ôté son masque pour découvrir son joli minois !

That song David sings together with Gail Ann Dorsey (Bass Guitar)…

L’intro d’« Andy Warhol » sonne de façon plus étrange que jamais car Carlos Alomar n’est plus là pour assurer la guitare accoustique mais Bowie conserve sa chorégraphie « désarticulée » alors qu’un néon unique s’articule et clignote au-dessus de sa tête.

The intro for « Andy Warhol » sounds really strange and quite odd from the original version, even with the February version too. Carlos Alomar has been left out so Reeves Gabrels  must assume alone the guitar parts… He really does a good job though !

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Photo : Vidéo

« A Small Plot Of Land » est peut être le titre le plus étrange issu de l’album « Outside »: David commence le titre en faisant jouer une petite boite à musique, sous les cris et  pourrait on dire même les hurlements de la foule. Mike Garson reprend la mélodie au piano, qui prend bientôt une tonalité sombre plus en accord avec le titre. C’est la plus belle introduction de ce morceau qu’il m’ait été donné d’écouter dans cette tournée !

The next song is « A Small Plot Of Land »,the strangest song from « Outside » in my opinion…

David starts the song with a kind intro using a musical box, while some people from the audience clearly shout their approval.

Then Mikes Garson joins in with dramatic chords from his piano… Dark notes !

Ce titre est non seulement étrange et même assez sombre, voire morbide côté paroles, mais c’est aussi le plus théâtral de l’album. Les musiciens et en particulier Zachary Alford (Batterie) et Reeves Gabrels (Guitare) s’en donnent à coeur joie.

It sure is the most theatrical part of ’Outside’ too… The musicians, in particular Zachary Alford on drums and Reeves Gabrels do their very best during that song.

On reste dans l’étrange et l’obscure avec « Telling Lies », inconnu alors, et dont l’introduction surtout est particulièrement en phase avec le morceau précédent. Bowie est éclairé par un unique projecteur blanc derrière lui, sur une scène baignée de rouge.

David goes on with an unknown and new song (at that time), « Telling Lies ». The very introduction of that song is as strange as was the interpretation of the latest song. A single white spot lights shines from his back while the stage is fit in red.

I thought it was great David used a new song to include in the set.

It was rare enough at that time to be mentioned…

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Photo : Me

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Photo : Me

« Hallo Spaceboy » redonne de l’énergie à la foule et cette version « live » est de loin bien supérieure à la version « studio ». Sur ce titre, une grosse boule articulée et munie de projecteurs s’arrête au dessus de Bowie, diffusant sur lui des raies de lumière blanche au milieu d’un écran de fumée, comme un gros OVNI sustenté (C’est l’impression que j’avais alors !).

« Hallo Spaceboy » brings back full and pure energy. I think the live version of that song is much better than the album’s : on stage, this is a real crowd mover… Great !

During that song is used a big globe that surrouns the stage holding four spotlights. That globe moves in an articulated way just above Bowie throwing rays of white lights. Some smoke gives the impression of a kind of UFO above the stage (with much imagination, of course !)! 

Une autre surprise de la soirée, c’est l’ajout, au set, de « Baby Universal » qui vient du second album de Tin Machine (1991), groupe dans lequel David se fondait presque (!) anonymement.

Another surprise in the set is « Baby Universal » from the second Tin Machine album (1991). I didn’t think He could use some songs from that period.The fact that Reeves Gabrels is part of the band surely made David decide he could add add it for that second part of the tour…

 I love that song, I think it’s a great song to be played on stage !

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Photo: Vidéo

Jusqu’alors, ces deux aspects de sa carrière étaient bien différenciés et il n’avait jamais rejoué un de ces titres en solo. Peut être la présence de Reeves Gabrels (guitariste dans les deux albums de Tin Machine) y est-elle pour quelque chose pour son ajout dans la liste…

Le titre qui suit est « Jump, They Say »(93).Plusieurs effets ovals de lumière, d’abord orangés, puis bleus, sont projetés sur le rideau du fond de la scène et se mettent à tourner au fil du morceau.

The next song is « Jump, They Say » (1993).

Much lights effects here too, projecting ovals of orange and blue on the curtain at the back of the stage. Then the ovals start to turn around as the song proceed…

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Autre reprise inédite, « Lust For Life », qu’il avait écrit en collaboration avec Iggy Pop en 1977 sur l’album du même nom : cette version est jouée sur un rythme beaucoup plus calme que l’originale, mais est accueillie avec enthousiasme par tous les vrais fans …

The third big surprise of the night is the addition of « Lust For Life » from the Iggy Pop repertory. This song was written in 1977 in collaboration with Bowie, but that rendition is now much less powerful than the original one… Yet it’s a great song and everyone in the hall claps their hands…  

                 

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Photo : Me

 « Under Pressure » suit, pour un duo avec Gail Ann Dorsay qui essaie de reproduire les effets vocaux d’Annie Lennox, elle même ayant essayé avant de reproduire ceux de Freddi Mercury lors du « Tribute » de 1992 à Wembley …

With  »Under Pressure » we have a duet between David and Gail : it seems like they want to give quite the same interpretation as on the Freddi Mercury Tribute concert in 1992… That was surely a great moment to remember when Annie Lennox sang this song in her strange outfits…

Ultime surprise de la soirée, « Heroes », l’un des plus grands tubes de Bowie. Etrange qu’il soit revenu sur sa décision de ne plus jamais rejouer ses tubes lors de futures tournées, lors du « Sound+Vision Tour », en 1990 (ceci pour continuer à éprouver du plaisir à être sur scène et à toujours aller de l’avant). Sans doute la tentation était-elle trop forte, vue l’émotion que génère à chaque fois ce titre !

The last song before the encores is « Heroes »… Such a surprise too, since David told everyone in 1990 he ‘d never play again his most famous songs after the Sound and Vision Tour !

That song is still the crowd mover of the tours : the song finishes in complete hysteria with everyone claping their hands in the hall (as you can clearly see in the photograph behind)… Beautiful sight for sure with a Bowie visibly touched by the warmth of the crowd…

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Photo : Me

C’est encore le cas ce soir-là et c’est une véritable mer de bras levés qui ondule dans toute la salle. Bowie apprécie manifestement et enlace Gail Ann Dorsay, un sourire rayonnant aux lèvres.

Le premier rappel est « White Light White Heat », reprise du Velvet Underground qui nous ramène d’un seul coup 30 ans en arrière ! Cela se confirme avec « Moonage Daydream ». Ce sont deux globes à projecteurs illuminés qui s’articulent cette fois au-dessus de la scène, en clignotant, comme un clin d’oeil à l’ »Homme de L’Espace », Ziggy (pendant le morceau, Bowie lance d’ailleurs « Hallo Spaceboy ! » et « Oh, the spaceman! »)…

The first encore is « White Light White Heat », the famous Velvet Underground song…

Let’s go back thirty years back, guys !

« Moonage Daydream » confirms that Ziggy Era nostalgia…  God, that song has never been played so greatly since 1973 !!!

 Now it’s not one but two globes of lights moving above the stage, flashing at times as to salute the memory of Ziggy, the spaceboy (during the song David screams « Hallo Spaceboy ! » or « Oooh, the Spaceman ! »).

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Photo : Me

Le show finit en apothéose avec « All The Young Dudes », l’hymne par excellence de cette époque à paillettes. Les plus belles couleurs accompagnent le titre, baignant la scène d’une véritable magie, alors que dans la salle une mer de bras levés ondule en rythme : « You’re fantastic ! », leur crie Bowie alors que tous pensent que c’est lui qui est fabuleux…

Great songs which can only be followed to conclude the show by one song :  »All The Young Dudes » is played as the final extra ! 

The most beautiful colours illuminate the entire stage, giving a last magic effect to this fabulous night… A sea of arms fill the entire hall… Quite fabulous…

« Thank you so much, We will see you next year, God bless ya ! » (Merci beaucoup, nous nous reverrons l’année prochaine, Dieu vous bénisse ! »)

« Merci beaucoup, au revoir, bonne chance ! » lance Bowie saluant les 6000 personnes hystériques, avant de quitter la scène.

« Merci beaucoup, au revoir, bonne chance ! (« Thanks a lot, goodnight, goodluck ! ») says bowie in french to the 6.000 hysterical fans before leaving the stage.

La salle se vide progressivement, et nous nous dirigeons maintenant derrière le Zénith pour guetter la sortie de Bowie et son groupe. Nous rencontrons à nouveau d’autres fans, dont une jeune handicapée hollandaise en chaise roulante, qui avait participé à une émissiondont l’invité était Bowie (tiens donc !), et qui s’était même entretenu un instant avec lui.

The hall empties slowly, and together with some of my friends we walk behind the Zenith to try to see David before he leaves Toulon.

After waiting for quite a time, David’s big grey Mercedes comes forward. It seems like he will stop for signing us autographs, but NO !!! He waves to us and then the car disappears in the night to Antibes, Hotel Byblos where he’ll pass the night… . 

Huge deception !!!

Après un moment, La Mercedes grise de Bowie sort enfin. On pense un moment qu’il va s’arrêter pour signer quelques autographes, surtout lorsqu’il reconnait la jeune hollandaise… Il lui adresse un signe enthousiaste, mais la voiture part en trombe dans le noir, direction l’Hôtel « Byblos » à Antibes.

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« DAVID UNDER PRESSURE »

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                          Christian R. 2007

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LYON 11/2/96

Posté par chrisnathou le 16 mai 2010

LYON, Halle Tony Garnier, Dimanche 11

Février 1996

Photos : Vidéo Concert Metz 16 Février 1996

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Setlist : 

The Motel/Look Back In Anger/The Hearts Filthy Lesson/Scary Monsters/I Have Not Been To Oxford Town/ Outside/Andy Warhol/The Voyeur Of Utter Destruction(As Beauty)/The Man Who Sold The World/Strangers When We Meet/ Diamond Dogs/Hallo Spaceboy/Breaking Glass/We Prick You/Nite Flights/Teenage Wildlife/Under Pressure/Rappels : White Light White Heat/Moonage Daydream

15h00 – Arrivée à la Halle Tony Garnier très facile. Environ 50 personnes s’y trouvent déjà…

            Les sujets de conversation ?  Bowie, bien sûr, avec plus ou moins d’inepties sur son compte…  On apprend que la première partie avec Morrissey est remplacée par Placebo, un groupe qui m’est totalement obscur .

3.00 pm – Arriving at the halle Tony Garnier. Some 50 persons  already waiting… Everyone talks about Bowie of course, telling sometimes nonsenses about his career… Some say that the Morrissey part is now replaced by Placebo, a group totally unknown to me at that time.

16h30  - Ouverture des portes –  Rush vers le premier filtrage…

                 Au deuxième filtrage, c’est la fouille. Puis on se précipite vers les quatre files d’attente devant l’entrée de la salle. Drôle d’ambiance : il n’y a aucune  affiche de la tournée mentionnant le passage de Bowie, juste un gros m6.jpg annonçant le parrainage de la chaîne TV…

4.30 pm – Opening of the doors – Rush to the first filtering… At the second one, the security detail us, looking for some cameras or others… Second rush to a second file where we wait again… You’ve got to be patient…

Quite a strange feeling, as if nothing really was about to take place, for there’s not a single bill announcing the event : only a big M6, representing a french tv channel which supports the act.

L’entrée se fait par petits groupes, après vérification des billets, puis c’est le troisième rush, ou plutôt une ruée (!), pour se procurer les meilleures places, devant …

A gauche, les stands vendent T.shirts, programmes de la tournée, et boissons.

We entry the hall by small groups after having our tickets verified, and it’s the last rush to the front of the stage. At the left of the hall, they sell programs, t-shirts and drinking…

Christophe (un cousin) et moi nous plaçons sur le devant de la scène où nous nous asseyons pour l’attente, alors que la salle se remplit lentement…

Le public, très hétéroclite, se compose de fans confirmés ou de novices ne connaissant Bowie que très superficielement.

La scène est surplombée pour l’instant d’un grand panneau  sur lesquels est inscrit «  OUVREZ LE CHIEN … Tout le monde s’interroge sur sa signification !

Christophe (a cousin) and I choose a place at the very front of the stage, slightly at the right side, where we finally sit while the hall fills up slowly…

The crowd is very heterogeneous : you can see some true fans, the ones you meet at every show… Just beside there’ll be a person who’ll just know Bowie only by name !

At the top of the stage, you can read « OUVREZ LE CHIEN « , in French. Quite strange quote for those who don’t know Bowie’s career… Some sure wonder about its signification !

Seuls ceux qui connaissent l’oeuvre de Bowie savent que la première, en français, fait partie des paroles de  » All The Madmen », morceau de l’album « The Man Who Sold The World »(1970), et que la seconde n’est que sa traduction… En anglais !

A gauche de la scène est suspendu un énorme mannequin blanc  »rembouré », recroquevillé sur lui-même et complètement harnaché, sensé représenter l’aliénation, sujet omniprésent chez Bowie.

Everyone interested in Bowie’s career knows where it comes from : It’s obviously part of the « All The Madmen » lyrics (track from « The Man Who Sold The World » album released in 1970).

At the left side of the stage and at the top of it, is hanged an big white manikin tied and rigged out, another mistery in the crowd’s mind. One may think he may represent alienation, one of Bowie’s favorite subject of interest during his carreer.

Pour l’instant, un rideau partage la scène en deux et masque son fond.

For the moment a big curtain hides the back of the stage.

18 H 30 – Les lumières s’éteignent après la diffusion d’un écran de fumée…

Le groupe Placebo entre en scène, se présentant comme étant un groupe de Londres.

Leur musique  »arrache » fortement!  Le chanteur s’exprime en un français impeccable : maquillé, et ayant les cheveux tombant sur ses épaules, il a une voix un peu vibrante, sur une musique rapide, énergique et bruyante. Il est accompagné d’un batteur et d’un guitariste, nettement moins charismatiques que leur porte-voix !

6.30 pm – the lights dim after the diffusion of a smoke curtain… Placebo enters the stage, telling they’re a group from London.Their music is played with great vigour ! The singer, using extensive make-up on his face, expresses himself in perfect french : he’s got quite a vibrant voice, singing over an energic and noisy music, making sometimes difficult to understand the lyrics of the songs !

The two other members of the group are a guitar player and a bassist, with less grace and charisma than their singer !

Ils vont jouer, je le saurai plus tard, de larges extraits de leur album « Teenage Angst »…

They play the major part of their album, « Teenage Angst »…

Pendant la prestation, quelqu’un dans la salle appelle  » MORRISSEY !  », ce à quoi le chanteur (Brian Molko) répond « Non, ce n’est pas Morrissey, désolé… » !!!

During their set, someone in the crowd calls « Morrissey !!! », and the singer, Brian Molko replies in french « No, sorry, it’s not Morrissey !!! »

19h00 – Fin de la prestation de Placebo.

La scène est débarrassée de leurs instruments, alors que le staff de Bowie, reconnaissable au macaron « db » sur leur badge, commence à installer le matériel. De la moquette est déroulée parterre…

Pendant ce temps, parmi la musique que diffuse les hauts parleurs, on peut reconnaître des extraits de l’album de Reeves Gabrels (guitariste de Bowie, son album, « The Sacred Squall Of Now »), en outre une nouvelle version de   » You’ve been Around  » chantée par Bowie (dont la première version figurait sur  » Black Tie White Noise  » (1993)), version de qualité bien supérieure.

7.00 pm – End of Placebo part. All their stuff is removed, and soon the Bowie staff begins to arrive on the stage, recognizable with a « db » badge around their neck. We can hear some extracts of Reeves Gabrels ‘s (Bowie’s guitarist on the tour…) new album, « The Sacred Squall Of Now ». It contains a new version of « You’ve Been Around » sung by Bowie (the original version is in the « Black Tie White Noise » album released in 1993). In my opinion, the new version is much better.

Puis suit un extrait de l’album  » Low Symphony  » de Philip Glass,  (contenant des reprises de  » Low  » de Bowie, mais version instrumentale et symphonique), « Some Are ».

19h30 – Les lumières s’éteignent pour la deuxième fois.

An extract from Philip Glass’s « Low Symphony » follows, as the intro to the show,  »Some Are » (I love this track, a very calm one and outtake from the « Low » sessions in 1977). That album contains Bowie’s instrumentals taken from the album « Low » (1977), but  reworked  as a symphony…

7.30 pm – The lights dim for the second time.

Etant sur le devant de la scène, je distingue les musiciens qui font leur entrée sous un écran de fumée, ainsi que Bowie qui lui surgit par un escalier sur le côté droit de la scène (d’où il trébuche), un verre à la main dans une tenue bleue, T.shirt, pantalon et veste nouée autour de la taille (sorte de survêtement ?)…

As I said before, I’m in the very front of the stage, so I can clearly see Bowie’s group coming up , even Bowie himself, climbing  the stairs drinking something at the right side, in the dark. Bowie’s dressed up with a sort of blue painter dress…

Puis, le rideau qui se tenait au milieu de la scène s’ouvre, laissant apparaître le reste des musiciens et l inscription, traduction d’ « OUVREZ LE CHIEN » :  » OPEN THE DOG  « .

La scène s’illumine et les premiers accords du piano de Mike Garson pour  » The Motel  »  font déjà jouer leur magie sur le public lyonnais… Quel beau choix pour commencer ce show !

Puis c’est au tour de la voix de Bowie de se faire entendre sous les exclamations de la foule, bien que celui-ci soit encore invisible.

Puis il apparaît à l’arrière de la scène, en imperméable gris-noir, s’avançant lentement vers le devant de la scène et s’arrêtant à s’asseoir sur une vieille table en bois, souriant à l’adresse du public …

Then the big curtain which hide the rest of the stage opens completely, letting us discover the entire place with everyone on post. A second big sign is hanged on the left side on the top of the stage: »OPEN THE DOG » is written on, english traduction of « OUVREZ LE CHIEN ».

Gail Ann Dorsay (Bass Guitar) is just above me, and some lights begin to illuminate the stage. Mike Garson opens the night with the piano intro to « The Motel »: yes, the magic is here yet, no doubt … What a beautiful song and a great intro …

 Then just as Bowie starts singing the first verses, the crowd starts yelling and screaming en masse, David still remaining invisible. He suddenly appears, standing up, leaving his hidden place behind the right side of the stage, and coming forward slowly, in motion, dressed in a black mantle and barefoot (!), then sitting on a corner of a table, smiling to the crowd. The aura of the star is really palpable and everyone is at his feet !

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Le répertoire est composé en majorité de titres du nouvel album («  The Motel  »,  » Outside  »,  » The Heart’s Filthy Lesson  »,  » We Prick You  »,  » I Have Not Been To Oxford Town  »,  » Hallo Spaceboy  »,  » The Voyeur Of Utter Destruction  »,  » Strangers When We Meet  »).

The set is made of a great part of the last album, « OUTSIDE ».

Les autres , dits anciens, sont : « Look Back In Anger », « Diamond Dogs » (superbe version musclée), « Andy Warhol » (en version méconnaissable), « The Man Who Sold The World », « Teenage Wildlife », « Breaking Glass », « Nite Flights », « Under Pressure », « Scary Monsters » et l’incroyable « Moonage Daydream » qui clot le concert. 

But it contains some older ones, and some are big surprises as « Diamond Dogs », that he didn’t play since 1976.

Pendant « The Hearts Filthy Lesson », Bowie laisse tomber son imperméable et découvre sa tenue bleu-survêtement. Il est pieds nus (cf : la moquette sur le sol…!).

During « The Hearts Filthy Lesson », Bowie takes off his mantle, and shows his blue painter-like dress.

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Pour  » Andy Warhol  », Bowie prend des pauses du célèbre peintre, dans une choregraphie de sautillements désarticulés, à la limite du comique !!!

During « Andy Warhol » Bowie makes some mime, taking funny poses under a big screen of neons, then dancing frantically, that’s the word ! Funny choreography …

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Alors qu’il place ses mains, paumes relevées, en écran sous son menton, les yeux écarquillés et la bouche grimaçante, cinq plaques de néons articulés au-dessus de lui  descendent en changeant d’inclinaison, dont une juste au-dessus de Bowie.

Pour  » Scary Monsters  », des éclairages verts sont utilisés (comme lors des tournées précédentes), éclairant des mannequins suspendus et mutilés vers le fond de la scène… Pas très gai tout ça, mais c’est du second degré …

He places his hands under his chin making some funny faces while the neons change inclination and flash at times. For « Scary Monsters », the usual green spotlights are used allowing us to see that several statue- like manikins are strewed on the stage (as on the « Hearts Filthy Lesson » video).The difference between this tour and the past Bowie tours is evident with such a bare scenery as this… Just Bowie and the band, waou !!! Let’s rock, now…

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Pour  » Outside  », le gros mannequin harnaché pivote et descend lentement, sous le regard très grave de Bowie dans le coin droit de la scène, accroupi.

During « Outside » Bowie sings from the right side, kneeling down. The big huge manikin at the left slowly rotates while David looks at it in a very serious way. 

Au milieu de  » Breaking Glass  », quelqu’un lance un bouquet de fleurs sur scène (des gerberas rouges et jaunes).

Bowie s’approche, en prend une rouge, fait mine d’enfoncer la tige sous son menton, puis arrache la fleur et se l’applique sur la gorge, le visage comme déformé par la douleur, les pétales rouges de la fleur tombant les unes après les autres, comme autant de gouttes de sang…

Halfway « Breaking Glass », someone from the audience throw a bouquet of red gerberas on the stage. Bowie takes one of the flower, puts it under his chin, and starts tearing off the petals as if they were some blood drops, making in the same time painful faces…

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Bowie bouge d’un côté à l’autre de la scène, alternant sourires et signes de la main, demandant et obtenant ce qu’il veut de la part du public qui, lui, est hystérique.

Bowie is in full form, using the whole stage, jumping and smiling very often, waving to the audience. He gets exactly what he wants from the crowd, and everyone in the hall is hysterical ! 

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Cette première date française est un succès, le public est tout entier voué à Bowie, qui sait quoi faire pour obtenir ce qu’il veut, n’hésitant pas à réutiliser quelques gestes bien connus de ses époques passées : au milieu de  » Moonage Daydream  », il prend une posture à la Ziggy Stardust . Pareil pour  » Nite Flights  », où il reprend le mime du vol bien connue des concerts Ziggy…

This first french date is surely a success, and Bowie is very relax and self-assured with the power of his show. The band is also a powerful one, surely one of the best he ever had.

David uses everything to captive the attention, sometimes using his most famous postures of the Ziggy era, as for « Moonage Daydream » (God, what a version that one !!!) of course, or « Nite Flights » (remember the flying mime section of « Width Of A Circle » from the Ziggy Stardust movie…?).

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Christian – Grenoble 1996

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LYON 28/6/87

Posté par chrisnathou le 16 mai 2010

     bow87l.jpg  img016.jpg

Video FR3 Journal 19h00 29 Juin 1987 :

Image de prévisualisation YouTube   N’ayant pas fait de compte-rendu à cette époque, nombre de souvenirs se sont peu à peu estompés, mais grâce à certaines photos et vidéos concernant le GLASS SPIDER TOUR,Certaines images me reviennent…

I didn’t make a review of this show at that time, and my memory about it may fade now, but thanks to the official video recording of the Sydney show and some photos of the tour, I can make out parts of that night, some even coming back quite clearly…

J’étais à ce moment là en Terminale, donc toujours chez mes parents, et lorsque j’ai appris que David Bowie, dont j’étais un fan depuis maintenant 5 ans, allait passer à Lyon, je me suis précipité pour aller acheter les billets à la FNAC.

At that time I heard about David Bowie about to come to France, and fortunately in Lyon, to give what they called a tremendous show, very theatrical…    I ran immediately to buy  a ticket !                 c01141.jpg

En en parlant au lycée le lendemain, mes amis les plus proches m’ont fait part de leur désir de s’y rendre aussi. Il faut dire que nous étions déjà allés ensemble voir Tina Turner un mois plus tôt au Palais des Sports, donc nous étions rôdés pour retourner à Lyon…

Some of my school friends decided to go too. In fact we had all seen together Tina Turner one month before at the Palais Des Sports, always in Lyon, so we were ready for that show… 

Restait le problème du transport, et c’est mon père qui s’y colla… Le pauvre nous déposa et resta jusqu’à la fin du concert à tourner autour du stade pour nous attendre !

We didn’t know how to go from Grenoble to Lyon, which is about a hundred kilometers far. But my father said he would all take us by car. Poor dad, he waited for the show to finish outside the Gerland stadium, so more than 2 hours…!

Nous arrivâmes au Stade Gerland vers 17h00. Il faisait beau, et lorsque nous sommes entrés dans le stade, nous avons été suffoqués par l’immensité des lieux …

We arrived in the Stade de Gerland at 5.00 pm. The weather was shiny, with a beautiful blue sky, and when we entered the stadium, we were astounded for the place was immense …

Au fond, une énorme « araignée de verre » (« Glass Spider ») dominait la scène et les spectateurs… Vraiment impressionnante !

On the far side of the stadium was an immense « glass spider », it really was… It dominated the stage and the crowd… Really impressive !

Il ne paraissait pas y avoir trop de monde, mais c’était trompeur, évidemment, du fait de la taille des lieux. Sur le sol était posée une bâche qui emplissait tout le stade : nous nous sommes avancés en petit groupe en courant vers le devant de la scène.

For the moment there wasn’t quite a lot of people I thought, but this was all illusion, for the place was so big… We ran in small groups towards the stage… 

      dvdvr30.jpg Je me souviens que j’étais beaucoup plus excité par cet évènement que mes amis, et que je dû les motiver à se dépêcher un peu pour ne pas perdre de précieuses places !

I can remember having been very much more excited by the event than my friends, for whom Bowie was just another rock star, well a legend, yes, but just another one… I had to motivate them to hurry for I didn’t want to lose some precious places…

Je commis l’erreur d’acheter sans attendre un programme de la tournée, une bêtise car je me rendis vite compte qu’il allait me gêner tout au long du concert pour … Applaudir ! I immediately bought a concert program with great pictures of Bowie inside, but it wouldn’t be long before i realize it was a mistake : It was a heavy job to… Applause with it in my hands during the entire show ! So I put it under my shirt and in my trousers, but the perspiration finished to damage it.  

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               Programme du concert

La première partie était assurée par Kent, un groupe lyonnais que je ne connaissais pas alors. Leur prestation, je m’en souviens, était excellente, et le chanteur interprétait avec beaucoup d’énergie des morceaux entraînants et plein d’humour. Ils quittèrent la scène avec un franc succès, puis ce fût l’attente, la longue attente qui s’installa.

The first part was played by Kent, a local group I didn’t know then… Their part, I can remember, was excellent, and the singer had a lot of energy and humour. They left the stage leaving the crowd in a total frenzy, but then a long wait begun…

           dvdvr44.jpg

Bowie, sur les tickets, était annoncé pour 19h30, mais il fallut attendre la nuit tombée, vers 21h45, pour que le concert commence.

Bowie, as written on the ticket was awaited for 7.30 pm, but we had to wait for a total night, almost 9.45 pm for the show to begin.

Nous attendions beaucoup de cette tournée, qui avait été annoncée dans le plus pur style Bowie des débuts, c’est-à-dire très théâtral … Et pour être théâtral, cela commençait bien, avec une drôle d’introduction qui rappelait vaguement quelque chose : la fin du titre « It’s No Game Part 1 » de l’album « Scary Monsters » .

We had big wishes for tis tour. The theatrical feel of it was confirmed with that strange intro I recognized immediately, the end of « It’s No Game Part One » from the album « Scary Monsters ».

Carlos Alomar (Guitare), un ancien des tournés Bowie (depuis 1974 !), entrait seul sur scène, dans un look très cuir. Il avait des cheveux coiffés style « porc-épic » ( !), et de fausses lunettes rondes posées sur son front, et qui reflétaient deux yeux supplémentaires !

Carlos Alomar, who’s been playing guitar on Bowie shows since 1974, entered alone the stage, with  leather clothes , a funny haircut and false sunglasses on his forehead, that reflected two more eyes !

Venue de nulle part, la voix de Bowie commanda soudain : « SHUT UP ! » (« Tais-Toi !) 

Coming from nowhere, suddenly the Bowie voice shouted : « Shut Up ! »

Pendant l’introduction, une troupe de danseurs descendit du sommet de l’araignée géante, puis commenca à s’agiter sur la scène pendant que Carlos Alomar achevait son solo.

While Carlos Alomar played his intro, some dancers came down from the top of the spider on ropes, then hit the stage itself to play dance steps…

« SHUT UP !!! »

Puis ce fût de nouveau le silence, remplacé immédiatement par une clameur s’élevant bientôt de la foule.

Then the silence again, soon filled with the sound of the crowd shouting as loud as they could.

Entrée en scène théâtrale comme promis, Bowie apparut soudain, assis sur une chaise harnachée au sommet de « l’araignée ». Il descendait, doucement, en récitant la partie narrative de « Glass Spider » (1987), alors que, touchant enfin le sol, un des danseurs détachait les mousquetons.

Then Bowie appeared, sitting on a silver chair, coming too from the top of the spider, and talking thru a rustic silver telephone which hide a microphone for the intro of « Glass Spider ». While touching the stage, one of the dancers removed the ropes from the chair.                 

       lyon1987.jpg

Entrée en scène spectaculaire, s’il en était. Quelque chose me gênait néanmoins, tous ces danseurs qui s’agitaient sur scène, très envahissants, noyant Bowie dans une choregraphie parfois compliquée !

A great introduction for the show for sure.But I soon didn’t feel so at ease for all these dancers on the stage were very intrusives I thought, ant their choregraphy wasn’t very easy to follow at times…!

 C’était la première fois que je voyais un concert dans un stade, et le son était décevant, je parle de celui qui venait de la foule.

The deception came out also from the sound, I mean the sound that came from the crowd.

En salle, le public se fait entendre très fortement en masse : en stade, il ne ressort qu’en une vague rumeur, entrecoupée d’applaudissements par-ci par-là …  Il me semblait alors que Bowie, pour ce show ne rencontrait que peu de succès.

In arenas the crowd can be heard en masse, which makes a lot for the feeling of a live concert. In a stadium, you don’t have this, and you only hear some applauses then and there, as if there was no success for the show. This is quite frustrating !   

                   gerland87gif.gif                                                        

Bien sûr, ce n’était qu’une impression … Car les quelques 30.000 personnes présentes étaient là pour lui, après tout …

 But it only was an impression for the 30.000 persons in the stadium were there to see Bowie, weren’t they ?

         lyon.jpg lyon87.jpg

Pendant « Bang Bang » (1987), alors que Bowie évoluait seul sur scène en sollicitant le public des premiers rangs, une jeune fille monta soudain sur scène par la gauche, sous les cris de la foule. Les danseurs s’occupèrent d’elle et l’amenèrent vers Bowie, non sans lui avoir préalablement passé une robe !

While the band played « Bang Bang »,as Bowie was singing at the front of the stage, a young girl managed to climb on the left part of the stage, as the crowd shouted as loud as they could. The dancers came immediately before her to take her to Bowie’s side, but first told her to put a dress on !

Bientôt, elle prit de l’assurance et se mit à danser avec lui … Bien sûr, c’était une complice de la troupe, et nous nous étions fait franchement avoir …

So shy first, she soon appeared to be very self-assured, and started to make dance steps with him… Sure she was part of the dancers , and we all laughed about that funny trick…

Les points noirs du concert étaient à mon avis « Absolute Beginners » (1986) et « Loving The Alien » (1984), qui, mis ensemble, faisaient retomber l’énergie du concert. En effet, ces versions étaient trop lentes et trop longues, « à n’en plus finir », pensais-je  …

The songs that didn’t fit in the show, in my opinion, were « Absolute Beginners » and « Loving The Alien ». Put together, the energy of the beginning of the show was completely lost. Besides these versions were very long ones with a slower tempo than the originals : I wanted them to end as soon as possible for we could start to jump on our feet again ! These were my feelings at that time…

Pour « Fashion » (1980), Bowie effectuait quelques cascades sur scène, dans une mise en scène de bagarre de rue où il était pris à partie, et dont il sortait, évidemment vainqueur …

For  »Fashion » Bowie made a special choreography, together with Tony Basil, with very impressives and theatrical dance parts, with a kind of street fight between him and the dancers. But at the end of it, he was for sure the winner, of course ! 

      dvdvr72.jpg

Une surprise pour moi à l’époque était la reprise de « All The Madmen » (1971). C’était la première fois que Bowie la reprenait sur scène, et la version avait été retravaillée pour l’occasion … Pour beaucoup, ce titre était obscur et pour le moins bizarre, surtout dans la partie centrale du titre, dans laquelle figure une courte partie narrative …

 Quite a surprise at that time was the inclusion in te set of « All The Madmen », a cert for all Bowie fans. It was the first time he used it live for any tour … The song had been reworked and sounded much stranger than the original version, which is something… The central narrative part, especially, was kept from the original and it sounded like anything but « Let’s dance » or « China Girl » !  La deuxième surprise était  »Big Brother »(1974), que Bowie n’avait pas rejoué depuis 1974

The second surprise was « Big Brother » which Bowie hadn’t played since 1974…

Mais cette version-ci était nettement décevante, car sa voix n’arrivait plus dans les aigus de la version d’origine. De plus, elle était affublée d’un solo de batterie sensé ressembler à celui effectué lors de la tournée 1976 pendant « Panic In Detroit » , et malheureusement celui-ci était largement moins inspiré : on y entendait même des parties vocales pré-enregistrées,  qui, à mon goût donnaient un effet déplorable …

But this version was quite disappointing. Bowie’s voice couldn’t sing anymore the high notes of the original version. Furthermore, in the middle part of it while Bowie left the stage for a costume change, the band played a long drum solo, as to remind the 1976 tour with « Panic In Detroit ». But that solo was uninspired I thought, with even some strange pre-recorded voices as part of it, which sounded atrocious for me and still does while listening to the tapes…

Ce titre, avec son long solo permettait à Bowie de se préparer pour le morceau suivant,« ’87 And Cry », avec un changement de costume. Il apparaissait par la gauche, au sommet d’une plateforme, une corde roulée à la main, dans une combinaison bleue, sorte de « survêtement. Sur la scène, certains danseurs étaient vêtus de tenues pseudo-policières, avec un casque…

This song allowed Bowie to go through the following one, which was « ’87 And Cry ». He stood on the top of a scaffolding, a rope rolled around his hands in a blue combination as a tracksuit. Down on the stage were several dancers dressed as policemen, with helmets on…

Bowie leur lançait la corde, puis maintenu par un harnais et des câbles, était projeté dans les airs, alors que les danseurs tentaient de le ramener au sol …

Bowie threw the rope to the dancers which tried to take him down to the stage while pulling at it. Then Bowie, maintained by cables and a harness was flying above the stage… Unbelievable !

A la fin du titre, ils parvenaient à leurs fins, et ligotaient entièrement la star, laissée seule sur scène pour le morceau suivant.

At the end of the song they succeeded in having Bowie down on stage.Then they tied him properly leaving Bowie sit alone at the centre of the stage.

« Heroes » (1977) commençait alors, et un film était projeté en arrière plan, un extrait d’images d’archives sur l’édification du mur de Berlin, dans lequel un berlinois disait adieu à ceux d’en face …

« Heroes » began then with a film projected behind Bowie on a big screen. It showed a man beside the Berlin Wall making his farewell at those on the other side…

         jd01.jpg                     

      Photo non prise à Lyon Not taken in Lyon

 Pendant ce temps, Melissa Hurley (la danseuse en robe, pseudo fan du public…) déliait peu à peu Bowie de ses liens.

While Melissa Hurley (the dancer with the dress, pseud fan from the crowd) tried to untie Bowie from the rope.

« Time Will Crawl » (1987) permettait à Bowie de sortir des effets théâtraux, en se munissant simplement d’une guitare blanche, esthétiquement très belle …

« Time will Crawl » allowed Bowie to leave behind for a moment the theatrical parts of the show. He only had this beautiful white guitar to play on… 

            timewillcrawl.jpg

              Photo non prise à Lyon…

Suivait l’introduction au groupe, et Bowie attaquait de nouveau avec quelques titres anti-commerciaux : « Beat Of Your Drum » (1987), « Dancing With The Big Boys » (1984), et « Zeroes » (1987), qui ne rameutaient pas spécialement les foules, on peut dire, même si les fans, eux, s’en satisfaisaient …

Bowie then introduced the band, and continued with anti-commercials songs, as « Beat Of Your Drum », « Dancing With The Big Boys » and « Zeroes ». These songs were unknown for the major part of the crowd but the fans were really happy to hear them…

Je me rappelle ne pas avoir reconnu l’introduction de « Let’s Dance » (1983), un peu lourde et pesante …

I can clearly remember I didn’t recognize at once the first chords of « Let’s Dance »… I know it’s a shame because my friend recognized it at once ! I thought this version was nonetheless a bit annoying, lacking some vigour…

Pendant « Fame » (1975), je vis derrière moi quelqu’un en train d’enregistrer le concert sur un petit magnétophone … Au vu du matériel, je doutais que le son obtenu soit excellent !

During « Fame », I saw someone behind me with a recorder, trying to have a good recollection of this show. Seeing the kind of material, I felt the result wouldn’t be so good for sure ! I did what I’m still ashamed today : I came very close to him and started yelling loudly in case I could recognize me later, while listening to the tape !!!

Plus tard, je pus me procurer un enregistrement du show, et la qualité était très moyenne : je doute que ce soit la personne que j’avais aperçue, bien que je sois sûr de m’y entendre à proximité à un certain moment  !

Later, when I heard the tape of the show, I found the sound quality was average, to say… I really doubt whether this is the one which was recorded beside me, though I’m sure I can hear one of my scream not so far away, but at another moment of the show …!

Le show se terminait sur « Fame », et les applaudissements pour les rappels se limitaient à un vague murmure et quelques frappements de mains épars, toujours dus à l’effet sonore du stade …

The concert ended with « Fame », then came the extras… The yells from more were barely audible for the reasons I already mentionned…

Le premier rappel, « Time » (1973), une autre surprise, me fit chercher Bowie un bon moment. Il fallut que je lève les yeux très hauts pour le découvrir au sommet de l’immense araignée, vêtu  d’une combinaison argentée, étincelante, aux reflets métalliques …

The first encore was « Time », another great surprise. That song kept me searching Bowie for quite a long time, and I had to look over my head right to the top of the spider to see a flamboyant Bowie in a silver suit singing the song with metallic silver wings in his back !

Puis à la surprise générale, dans une clameur et des cris de la foule, d’immenses ailes métalliques se dépliaient dans son dos, renvoyant des éclats de lumière aux quatre coins du stade ! The wings once completely opened threw rays of lights thru the stadium : a view I could never forget !

Nous étions tous subjugués par la beauté de l’effet obtenu, et par celle de cette chanson culte du répertoire « Bowie » …

We all were in a trance by watching Bowie as an angel, and to hear him singing one of his most beautiful songs …

Les ailes se repliaient ensuite, et Bowie disparaissait à la vue, redescendant dans les entrailles de « l’araignée ». Il ne réapparaissait ensuite que pendu au bout d’un corde, redescendant vers la scène, d’où ensuite il se défaisait de son harnais… Inoubliable …

Then the wings closed again and Bowie disappeared from view, coming down thru the entrails of the spider… Just to appear once again a few moments later hanging by a rope tied on a harness. He then left the harness down to end the song…

                      bow87wrott.jpg                       Photo non prise à Lyon/Not from Lyon« Blue Jean » (1984) et « Modern Love » (1983) terminèrent ensuite (trop) rapidement le concert, et toute la troupe salua enfin le public, comme au théâtre …

« Blue Jean », « Modern Love » ended the show and everyone, the band and the dancers bowed to thank the crowd, as done for the end of a theatrical representation…

Christian R. 2007                 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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