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LYON 29/7/97

Posté par chrisnathou le 16 mai 2010

DAVID BOWIE

LYON, THEATRE ROMAIN DE FOURVIERE

29/7/1997

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Arrivée à Lyon à 12h00

15h15 : Nous arrivons au Théâtre Antique : les Grenoblois sont là ! Nous y entrons par le haut, encore ouvert au public à cette heure-ci. La scène est déjà montée, et le staff s’affaire aux derniers préparatifs.

3:15pm : Here’s the Theatre Antique, a beautiful Roman place and such a marvellous one for a Bowie concert…

It’s still open at this time and you can visitate it while all the staff prepare s the stage for tonight’s show !             

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 Le magnifique Théâtre Romain de Lyon, Fourvières …

15h30 : Début de la file d’attente … Environ 50 personnes sont déjà là, à se griller au Soleil. Seules deux minuscules affichent montrent que David Bowie sera bien là ce soir…

3:30pm : We start waiting as 50 persons are already there, slowly toasting under the hot SunClin doeil. Only two small posters tell there will really be David Bowie live tonight…

18h00 : La file s’est maintenant bien allongée. Les fans sont venus de toute la France, et même d’ailleurs (nous avons rencontré des anglaises, une suisse, de Genève, des belges, de Bruxelles, des hollandais, d’Amsterdam…).

6:00pm : A lot of people now have gathered. Some fans are from everywhere in France, some come from Switzerland (Geneva), some Belgians (Brussels, some friends !), some from Holland (Amsterdam)…

19h00 : Ouverture des portes, après qu’un signal venu d’on ne sait où ait poussé les fans à se lever brutalement et à se précipiter vers les barrières. C’est désormais quasiment un combat sans merci pour gagner de précieuses places…!

7:00pm : Everyone stands up at once and rushes forward without any logical reason, as always… Then the gates open, and it’s a real fight to try to gain some more strategic places !

               Au deuxième filtrage, la fouille est effectuée, sans vraiment de conviction, puis c’est la ruée « marathon » vers les marches du théâtre, qu’il faudra encore descendre pour se diriger vers le pied de la scène ! Nous parvenons à nous fixer au deuxième rang juste au pied de la scène, à deux mètres du micro…

Our bags are searched without too much conviction and then it’s an exhausting run thru the stairs to try to reach hte stage and have the better places we can. We succeed in being just at the foot of the stage, at the second row just two meters right from the microphone…

                Ce sont près de 4.500 personnes qui vont l’emplir à guichet fermé…

4.500 persons will fill slowly the theatre…

19h20 : Une personne du staff vient scotcher des feuilles de papier au pied du micro devant lequel chantera Bowie. Je remarque que ce sont les paroles du premier couplet de « Quicksand » !

7:20pm : A guy from the staff comes forward the stage and sellotapes a list at the foot of the microphone. I try to have a look at it comes to be the lyrics of the first verse of ‘Quicksand’!

20h00 : on nous annonce que le concert durera deux heures, et que la première partie sera assurée par DJ David. Vont suivre ensuite une succession de morceaux drum’n bass pour la plupart, à forte consonnance « prise de tête » pour beaucoup (dont je fais partie…)!

8:00pm : We’re told that the show will last two hours and that the first part will be led by DJ David. Then follow some drum’n bass music some in the audience won’t appreciate too much (this is my case).

               C’est en fait la première partie proprement dite, alors que nous pensions jusqu’alors que DJ David préparait son materiel !!! Alors que notre DJ s’éclate, tout seul, l’équipe achève les différents reglages d’instruments, de lumière etc…

In fact we learn we’re listening to the first part, and indeed the guy on stage must be DJ David ! As the staff prepares the stage, our DJ guy has fun, so alone amidst the fans who have come to see Bowie…

                L’espace d’un instant, le petit minois de Gail Ann Dorsay (bassiste de Bowie)apparait dans le coin gauche de la scène, habillée comme à la ville en petit pull à bandes vertes et noires. Elle essaie de se faire discrète, mais nous la repérons vite : nous lui faisons des signes, elle nous répond brièvement de son plus beau sourire, puis disparait illico !

Suddenly Gail Ann Dorsay appears at the left of the stage looking for a while at DJ David’s prestation and maybe the audience too. She tries to be discreet but now everyone waves to her. She gives in return her most beautiful smile then disappears pronto !

We ‘ll surely see you soon again…

On se reverra sûrement bientôt…

21h37 : La nuit a pratiquement fini de tomber, cédant face aux cris de la foule.

              Puis très simplement, Bowie entre en par la droite de la scène, une guitare accoustique en bandoulière, un sourire éclatant aux lèvres. Il enchaine immédiatement, seul, sur « Quicksand », pendant que le reste du groupe s’installe tranquillement derrière lui. C’est soudain l’explosion sonore lorsque le reste du groupe rejoint Bowie pour le refrain.

9:37pm : The night’s almost there and the cheers become more present as they want now Bowie more than anything else…

Then, amidst immense waves of cheers, in comes slowly David with its guitar, smiling and coming to the front of the stage, just beside us at our left…

He immediately plays the first bars of ‘Quicksand’, alone, while the rest of the band comes onstage as slowly on his back. All the band then joins up with an explosion of orange lights ! The version is splendidly sung, a perfect introduction for any Bowie fan…

Première remarque, le son est d’une perfection rare pour un « plein air », et les réactions du public, du fait de l’architecture en gradins et en demi-lune, résonne en masse, donnant au concert une ambiance idéale …

The sound is perfect for an open air concert and the situation of this half-moon theatre allows the sound of the audience to be massive as in a hall !

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              Dès la fin de ce titre d’anthologie, c’est d’ores et déjà le délire parmi la foule. Bowie ne s’attendait manifestement pas à un tel accueil et semble enthousiaste. Il remercie son public, en français, et enchaîne sur « The Man Who Sold The World », dans sa version modifiée de la précédente tournée.

The audience is hysterical as the song ends and Bowie loving that can’t help thanking enthusiastically the crowd in French !

Then ‘The Man Who Sold The World’ begins and this is the Bowie/Gabrels version as in the ’96 Tour. Many fine guitar works on this one and a great song…   

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              Il reprend sa guitare, égrène quelques notes, puis se met à chanter le couplet d’une chanson obscure, jusqu’à ce qu’un petit riff dissipe le moindre doute, celui de « Jean Genie ».

David takes his guitar again  and starts chiming out some notes, telling he was born on the Mississipi River ! Then a small recognizing riff says it all, ‘Jean Genie’ is on the way !                      

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      Par rapport au concert de Clermont un mois plus tôt,le show est beaucoups plus accessible et ajoute beaucoups plus de valeurs sûres au répertoire… Le public s’enflamme ainsi dès le début du show.

This show has many differences compared to the Clermont show for example, which was more experimental. Now the show is shorter and the setlist is more accessible for guys who are not specially acquainted with Bowie’s music.

Now the crowd is on fire as the first songs of the show, which was something more difficult to obtain with strange drum’n bass versions of ‘Low’ and ‘Heroes’ instrumentals in shows like the Clermont one…

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              La scène est toujours aussi dépouillée : un grand rideau blanc au fond, et trois ballons… qui semblent être de polystyrène à côté du batteur. Trois gros ballons en caoutchouc souple représentent des globes occulaires de différente couleur : bleu, marron et vert.

The scenery looks as simple as it was last year : a large white sheet at the back of the stage with three strange balloons beside the drum-kit. Three big globe-balloons lie on stage as three big eyes :  a blue, a maroon and a green one !

              Il y a en plus, derrière Gail Ann Dorsay, posée sur un instrument, une statuette où brûle de l’encens (!).

Just behind gail Ann Dorsay there’s a very small statue and some incense burning (!). 

              Après « Jean Genie », Bowie poursuit avec « Outside », puis « I’m Afraid Of Americans ».

                      After ‘Jean Genie’ the set followed with ‘Outside’, then ‘I’m Afraid Of Americans’ (the album version, not the NIN one which will come later…).

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 Pendant ce dernier, un drapeau américain est projeté sur le rideau derrière lui. Suivent « Battle For Britain », où des motifs colorés sont projetés sur un gros plan du visage de Bowie et « Fashion » où Bowie mime des gestes de couturier sur Gail ann Dorsay.

 A big American flag is screened on the white sheet during that song. Then comes ‘Battle For Britain’: some strange coloured designs on the screen around a big Bowie face in the left side (taken from the Sound+Vision Tour sessions !!!)for it.

  L’hystérie gagne parfois près de la scène lorsque David s’approche pour toucher du bout des doigts les fans.

Sometimes David comes forward and touches some fans with his fingers making flows of hysterical cries around ! 

  Puis vient « Seven Years In Tibet », sorte de fil conducteur du dernier album et de cette tournée. Largement inspiré du livre « Sept Ans D’Aventures Au Tibet » de Heinrich Harrer, Bowie renoue ainsi avec son ancienne passion du début des années 70, le bouddhisme, et la défense d’un Tibet libre… D’ailleurs l’écran du fond diffuse pendant ce titre un gros plan du Dalaï Lama qui se « décompose » sur un drapeau tibétain.

Then comes ‘Seven Yeras in Tibet’, one of the great songs from the last album, ‘Earthling’. inspired by the Heinrich Harrer’s book of the same name, Bowie revives his old passion for buddhism and his defence for a free Tibet. for theat occasion a picture of the Dalaï Lama is screened changing into the Tibetan flag.

              « Fame » et « Stay » sont incroyables dans leurs nouvelles versions. Pour « Looking For Satellites », Bowie mime les paroles d’introduction. Il y joue ensuite de son instrument fétiche, le saxophone…

 ‘Fame’ and ‘Stay’ are incredible in their new version, Reeves guitar is greater than great giving a new energy to these 20 year’s old songs. 

David plays then some saxophone for ‘Looking For Satellites’…

                         

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               Quelques claquements de doigts ne laissent aucun doute sur le morceau qui suit, « Under Pressure », que Bowie interprète en duo avec Gail Ann Dorsay. Certains ressentent un peu de lassitude à son écoute, car ce titre fait partie de la set liste depuis maintenant deux ans, mais il est vrai que celui-ci n’a pas son pareil pour remuer les foules. du coup, tout le monde en profite pour frapper des mains et claquer des doigts !

                Pendant « The Hearts Filthy Lesson », Bowie se saisit d’un pull leger bleu tendu par une fan (n’est-ce pas Sandrine ?). Il se le met autour du cou, en écharpe, puis s’approche de Gail Ann Dorsay pour également le lui mettre également en écharpe.

                Sandrine racontera après le concert qu’elle a bien failli ne pas le récupérer, car une personne du staff qui s’en était emparé faisait la sourde oreille et ne voulait pas le lui rendre… C’est finalement une personne de la sécurité qui s’en occupera !

                Enchainement avec « Scary Monsters »,  le morceau qui « tue » et qui remue les masses : devant, on frise même l’hystérie, et il faut jouer ferme des coudes pour ne pas se faire virer purement et simplement …

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Pas de répit avec « Hallo Spaceboy » où la guitare de Reeves Gabrels fume littéralement ! 

                           

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                Enfin, « Little Wonder », pendant lequel Bowie nous montre enfin ce qu’il veut faire de ses énormes globes occulaires en caoutchouc : au milieu du morceau, il s’en saisit et les lance dans la foule.Le titre ne sera pas terminé que les ballons n’éxisteront plus : lacérés, déchiquetés !!!

Chacun veut ramener sa part en souvenir, et ce sont de mini batailles qui s’engagent pour racler le moindre résidu des ballons (sic…) !

                Vient le temps des rappels, trois minutes de pur délire, où les 4.500 personnes réclament plus, de façon tellement insistante que Bowie revient, imitant l’espace d’un instant le cri de la foule. Le premier rappel est « Dead Man Walking », qui relance la « machine » de son énergie et de son refrain entêtant. « White Light White Heat », reprise du Velvet Underground, poursuit, sans surprise encore une fois puisque ce titre a fait partie de la set-liste de pratiquement toutes les tournées depuis l’époque « Ziggy ».

                 Les lumières se focalisent maintenant sur Gail Ann Dorsay qui interprète la reprise de Laurie Anderson, « O Superman »avec Bowie restant cette fois-ci dans la pénombre, et l’accompagnant dans les choeurs… C’est une chanson vraiment magnifique, bien supérieure dans cette version que l’originale à mon goût d’ailleurs !

                 Dernier rappel, « Look Back In Anger » termine le concert en apothéose, dans des éclairages bleus et avec une guitare de Reeves Gabrels toujours aussi energique et magique à la fois.

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 A peine Bowie a-t-il quitté la scène, sous un tonnerre d’applaudissements et après avoir salué une dernière fois le public lyonnais, que déjà les personnes du staff s’affairent à tout débrancher, indifférents àux clameurs qui continuent à emplir chaque recoin de ce magnifique théâtre antique.

                 Soudain ceux des gradins supérieurs gauche se mettent à s’agiter un peu plus en faisant de grands signes de la main vers Bowie et les membres du groupe, qu’ils voient quitter les lieux derrière la scène. 

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                 Et d’un coup, on se sent moins compressé et les lieux se vident peu à peu. Certains de nos Grenoblois vont essayer d’intercepter Bowie à l’hôtel, car ils croient savoir où il passera la nuit. Malheureusement ils arriveront trop tard car la star aura déjà regagné sa suite depuis peu. Ne resteront du concert, finalement, que ces souvenirs, nos photos (ratées !), et l’article un peu succin du « Progrès » le lendemain …

                          

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       Christian R.  1997

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CLERMONT-FERRAND 19/6/97

Posté par chrisnathou le 16 mai 2010

DAVID BOWIE

CLERMONT-FERRAND

MAISON DES SPORTS 19 JUIN 1997

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13h15 : Arrivée à Clermont-Ferrand. Trois, quatre personnes attendent devant le sommet des marches de l’entrée « Ouest » de la Maison Des Sports.13:15 => Arriving in Clermont-Ferrand. Only 3,4 persons are already waiting there, just in front of the West entry of the « Maison Des Sports »…                     

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16h00 : Début de l’attente : toujours très peu de monde, une vingtaine …

  16:00 =>   Now some 20 persons wait, not so much considering the event : it’s the first-ever show Bowie gives here…

18h00 : J’ai quitté la file d’attente pour aller chercher à la gare un copain, Alain C., qui arrive pile à l’heure. Il y a toujours le même nombre de personnes lorsque nous reprenons la file, rejoignant Stéphanie, une autre fan grenobloise qui a fait le trajet avec moi.

18:00 => I left for a moment the queue to join a friend at the station, Alain Coster. Back to the queue, we join another friend of mine, Stephanie, a fan from Grenoble, who’ve done the trip by car with me…

18h15 : Arrivée de David Bowie par l’entrée « Sud ».

18:15=> Bowie arrives by the « South » entry, waving at us…

18h30 : La présidente du fan-club, Wally, est présente, avec quelques autres  « Inconditionnels ». On devine rapidement qu’ils n’ont pas forcément envie de partager certaines infos avec nous (une personne de l’équipe « Bowie » leur a confié ce que fera Bowie juste après le concert)…

18:30=> The french fan-club president by that time, Wally is attending the show too, together with the « Inconditionnals » (« Les Inconditionnels de David Bowie » is the fan-club’s name). We soon understand they’ve got lots of informations about Bowie’s plans after the show, and we understand too they won’t share them with us !

19h00 : Ouverture des portes. Il y a maintenant un peu plus de monde dans les trois files d’attente mais l’entrée se fait calmement. La fouille est moins poussée que l’on aurait pu s’y attendre vues les réactions excitées du chef de la sécurité…

             Les gradins ayant été ramenés plus près de la scène, la salle paraît minuscule et la fosse a une profondeur de seulement une dizaine de mètres !

             Nous sommes placés, avec Alain, tout devant mais légèrement vers la droite de la scène. Stéphanie, entrée avant nous, est du côté gauche. C’est l’attente …

19:00=> Opening of the doors. The entry is calm in the all three files. The chief of the security is a bit excited but the search for forbidden objects into the hall like cameras isn’t too exhaustive.

The hall isn’t very large, because apparently this is not a sold out concert, and the seats have been moved quite near to the stage. Together with my friends we stand now just at the foot of the stage, in the right side, resigned for what is going to be a long wait now… 

21h05 : Les sifflets se font de plus en plus nombreux dans la salle car l’impatience est à son comble. Bowie entre en scène avec « Outside » (et non « Quicksand », comme certains le pronostiquaient car certains concerts précédents commençaient effectivement par ce titre). Un drap est étendu au fond de la scène, sur lequel sont projetées des images aux couleurs très psychédéliques, ainsi que certains effets visuels qu’il avait utilisé dans sa tournée « SOUND+VISION » en 1990.

21:05=> Some whistles are now filling the hall : the crowd seem to lose its patience, burt here’s Bowie who enters the stage : he begins the show with « Outside », not « Quicksand » as some said he would regarding some other shows before…                        

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David Bowie est vêtu d’une longue chemise marron à motifs blancs. Il porte un pantalon gris lamé et est paré d’une boucle d’oreille prolongée d’une plume au côté gauche. Il porte aux pieds des sandales (!) marron…

Reeves Gabrels (guitare) est  entièrement vêtu de blanc. Gail Ann Dorsay (basse) a un pantalon rayé noir et blanc et un long chemisier jaune. Zachary Alford (batterie) reste en partie caché derrière son instrument et trois ballons blancs (qui serviront, de temps à autres, d’écran de projection).

Mike Garson porte un chapeau à large bord, le même que lors de la précédente tournée.

Il y a dans le public toutes les classes d’âge, de 20 à 50 ans environ : tous attendent énormément de cette dernière date française du mois de Juin, après Paris, Nantes et Bordeaux.

Après « Outside », Bowie enchaîne sur « I’m Deranged », dans une version très déroutante et qui laisse la majorité des 3.000 personnes perplexe …

Suivent ensuite « The Last Thing You Should Do », « V-2 Schneider », dont c’est la première interprétation « live ». Ce titre, un instrumental de l’album « Heroes » (1977) a lui aussi été totalement réarrangé : presque méconnaissable, il est finalement très réussi à mon goût.

                       

CLERMONT-FERRAND 19/6/97

« Pallas Athena », un autre instrumental, mais cette fois de l’album « Black Tie White Noise » (1993), est retravaillé également. Cet enchaînement de morceaux à la base déjà obscurs, puisque anti-commerciaux, ajouté au fait qu’ils n’ont plus grand-chose à voir avec les versions d’origine, laisse la foule plutôt dubitative, à vrai dire !

Personnellement, je me régale !

Vient ensuite « Dead Man Walking », qui met enfin tout le monde d’accord. Bowie va délivrer ainsi un show de 2h35, avec pas moins de 26 titres et pratiquement l’intégrale du dernier album, « Earthling ». Il interprétera également quatre titres de « Outside » (« Outside », « I’m Deranged », « Hallo Spaceboy », « Strangers When We Meet »), un seul de « Black Tie White Noise », « Pallas Athena ».

                        

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Il oubliera les années 80, sauf pour deux titres de l’album « Scary Monsters » (« Fashion » et « Scary Monsters »). Les années 70 seront finalement peu représentées,  au regard de la place qu’elles tiennent dans la carrière du chanteur (« The Man Who Sold The World », « Fame », « Stay », «  White Light White Heat », « Jean Genie », « Queen Bitch », et « All The Young Dudes »).

                     

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Va ensuite être ajouté au set un morceau inédit, chanté en duo avec Gail Ann Dorsay

(quelle voix…), dont le titre m’est inconnu mais néanmoins superbe (Note Post-Scriptum : il s’agit, je le saurai plus tard, d’une reprise de Laurie Anderson, « O Superman »…).

Bowie est dans une forme étonnante, se sentant confiant, à l’aise dans un répertoire « rajeuni » (tant par le choix des titres que par leur interprétation totalement retravaillée). De plus il n’a jamais caché son plaisir à jouer devant un public plus restreint, plus intime…

Il est vrai que nous sommes loin des foules de ses concerts des années 80, où il remplissait des stades…

Un évènement inattendu confirme sa forme : pendant « I’m Afraid Of Americans » un bruit sec se fait entendre : un amplificateur a lâché et plus aucun son ne sort du micro de Bowie. Pendant que des techniciens s’affairent en coulisse pour tout remettre en ordre, il ne se démonte pas et improvise une séquence de mime sous les hurlements et les applaudissements du public !!!

                        

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Bowie commence par reproduire la séquence du « vol » bien connue des shows « Ziggy », puis fait mine de se saisir de ses seins hypertrophiés…

Il feint de se les enlever, l’un après l’autre, d’en croquer un morceau (!!!), puis de les lancer vers la foule en grimaçant comme un clown de cirque !

Improvisation totale, avant d’ajouter, une fois le problème résolu, qu’il est désolé de cet incident.

Bowie, dans ce show, va peu à peu conquérir son public clermontois, assez froid au début, et ne va pas ménager ses efforts pour y parvenir : sourires, signes de la main ou à genoux devant les premiers rangs, à toucher ses fans  du bout des doigts (souvent des jeunes filles, tiens donc !)…

Le concert se termine, sans rappel, avec « Little Wonder », nous laissant, comme Bowie, totalement épuisés, tant l’énergie dégagée pendant tout le concert a été phénoménale.

                     

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Christian R. 1997

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